Entrepreneurs en démarrage: attention aux pièges

Offert par Les Affaires


Édition du 23 Septembre 2017

Entrepreneurs en démarrage: attention aux pièges

Offert par Les Affaires


Édition du 23 Septembre 2017

[Photo: 123rf]

DOSSIER DROIT DES AFFAIRES Il y a deux écoles en matière d’entrepreneuriat, notamment au moment du démarrage : tout faire soi-même au moindre coût ou effectuer chaque étape du mieux possible en prenant l’attache d’experts. Ce sont deux philosophies mais aussi deux budgets différents. Souvent, les entrepreneurs en démarrage essaient de trouver l’équilibre entre les deux options : faire du mieux possible, sans trop dépenser en frais d’expert.

Quoi qu’il en soit, il vaut mieux être au courant des enjeux qui se posent à chaque étape de la création et des différentes phases de croissance d’une entreprise. Or, « il y a un manque d’ouvrages de vulgarisation du droit des affaires au Québec si bien que les entrepreneurs consultent souvent des livres américains. Mais la législation est très différente, ce qui peut créer des mythes et des erreurs », constate Sylvie Bougie, avocate en droit des affaires, fondatrice du cabinet Vigi services juridiques, à Québec, et auteure de Éviter les pièges en affaires, conseils juridiques pour entrepreneurs (Fides Education).

Autre constat : les entrepreneurs en démarrage craignent de s’adresser aux cabinets d’avocat de peur des factures salées et préfèrent donc s’abstenir de consulter, ce qui peut occasionner des manques dans la prévention de certains problèmes (absence d’entente claire et écrite entre des partenaires d’affaires par exemple) ou des mauvais choix (de structure juridique par exemple).

Car « les pièges sont nombreux », affirme Sylvie Bougie, qui a écrit son ouvrage pour les dirigeants d’entreprises de 0 à 7 ans. « En lisant mon ouvrage, les entrepreneurs vont peut-être réaliser que certaines étapes sont plus compliquées que ce qu’ils croyaient. Quand on ne connaît pas un domaine, c’est difficile d’évaluer les risques », poursuit l’avocate, qui n’hésite pas à recommander à ses lecteurs de se faire accompagner par d’autres professionnels que l’avocat quand le besoin s’en fait sentir.

Un entrepreneur averti en vaut deux

Les risques en phase de démarrage résident, notamment, dans le choix de la structure juridique et du nom de l’entreprise. « Certains ne veulent pas créer de compagnie tout de suite pour éviter les dépenses mais ils ne se rendent pas compte qu’en cas de poursuite par exemple, s’il n’y a pas de structure fondée, ils sont responsables sur leurs deniers personnels. Quant au nom, s’il est trop descriptif par exemple, il ne pourra pas être déposé comme marque de commerce », explique Sylvie Bougie.

Concernant les baux commerciaux, les erreurs sont légion. « Les gens passent beaucoup de temps à négocier le montant mais ne voient pas tous les autres points importants du contrat. Or, un bail commercial ne comprend pas les mêmes clauses qu’un bail de logement, qui est plus protecteur envers les locataires, notamment en ce qui a trait aux augmentations du loyer et aux conditions de renouvellement du bail », met en garde l’avocate.

Une fois sensibilisés aux enjeux, les entrepreneurs choisiront ou non de s’adresser à un avocat pour prendre conseil à toutes ces étapes. Certains auront encore peur d’avoir un service au-dessus de leurs moyens d’entreprise naissante. Sylvie Bougie est d’ailleurs persuadée que, s’il est important de prévenir ces risques et de prévenir les entrepreneurs, il faut aussi rester adapté à la réalité d’affaires du client. « Un dirigeant de PME, qui plus est en démarrage, n’a pas besoin d’un contrat complexe, étalé sur de nombreuses pages et qui rappelle des références juridiques pointues, reconnaît-elle. Il veut une analyse de risque et une solution pragmatique adaptée à sa situation. »

Une approche qui rassurera peut-être les entrepreneurs et les rapprochera des cabinets d’avocats en droit des affaires, qui font tout pour capter cette clientèle importante et la fidéliser.

Cliquez ici pour consulter le dossier droit des affaires: les services se diversifient

À suivre dans cette section


image

DevOps

Mercredi 11 septembre


image

Gestion du changement

Mardi 17 septembre


image

Gestion de l’innovation

Mercredi 18 septembre


image

Usine 4.0

Mardi 24 septembre


image

Marché du cannabis

Mercredi 23 octobre


image

Service à la clientèle

Mercredi 23 octobre


image

Communication interne

Mardi 26 novembre


image

Marché de l'habitation

Mercredi 04 décembre


image

Gestion de la formation

Jeudi 05 décembre


image

Sommet énergie

Mardi 21 janvier


image

Santé psychologique

Mercredi 22 janvier


image

Contrats publics

Mardi 28 janvier

DANS LE MÊME DOSSIER

Sur le même sujet

Edilex démocratise la rédaction juridique

07/02/2019 | Anne-Marie Luca

PME DE LA SEMAINE. L’entreprise lavalloise souhaite conquérir les domaines privés et institutionnels.

Les programmes de diversité et de parité se multiplient

Édition du 12 Janvier 2019 | Jean-François Venne

Plusieurs organismes proposent des programmes pour favoriser la diversité et la parité dans les entreprises privées ...

OPINION Avocat performant et parent présent, c'est possible !
Édition du 12 Janvier 2019 | Jean-François Venne
Me Mylany David, avocate d'énergie
Édition du 12 Janvier 2019 | Jean-François Venne
Me Barbara Sheng, avocate polyglotte
Édition du 12 Janvier 2019 | Jean-François Venne

À la une

Mais où est passée la peur de la récession?

BLOGUE INVITÉ. Après un rebond des marchés, on entend beaucoup moins parler de récession. Pourtant...

Fin des services au comptoir à la Laurentienne

Mis à jour à 15:32 | La Presse Canadienne

Les négociations avaient été acrimonieuses entre l’institution financière et la partie syndicale.