Comment monter une collection avec art

Offert par Les Affaires


Édition du 18 Avril 2015

Comment monter une collection avec art

Offert par Les Affaires


Édition du 18 Avril 2015

Par François Pouliot

Canal Street, peinture no 412, une acrylique de Pierre Blanchette, fait partie de la Collection Desjardins d’œuvres d’art.

Lorsqu'on demande au dragon Alexandre Taillefer quels sont ses critères d'investissement lorsqu'il achète une oeuvre d'art, la réponse tombe immédiatement. «Je ne considère pas qu'acheter un tableau est un investissement financier. C'est plutôt une démarche qui nourrit mon âme et me rend plus ouvert.»

Cliquez ici pour consulter le dossier «Comment investir dans l'art»

Fils d'une artiste peintre, le grand patron de XPND Capital a commencé à collectionner les oeuvres d'art à 22 ans. Il compte aujourd'hui une collection de tableaux évaluée à quelques millions de dollars, mais insiste pour dire que sa démarche n'a rien de mercantile. «Je vois plutôt l'art comme une église. C'est quelque chose qui fait réfléchir sur la vie, la mort, l'environnement, où s'en va la société», explique celui qui est aussi président du conseil d'administration du Musée d'art contemporain de Montréal.

Mise en garde

Pour ceux qui veulent découvrir le marché de l'art et qui n'y pénètrent qu'avec des ambitions capitalistes, il lance une mise en garde.

«Ce n'est pas un marché facile. Il n'y a pas vraiment de marché secondaire comme à la Bourse où on peut facilement revendre une oeuvre, et peu d'artistes génèrent au final un marché de revente», explique-t-il.

Construire la réputation d'un artiste demande du temps, plusieurs années même, et ce n'est pas simple. L'artiste doit produire suffisamment pour que ses oeuvres deviennent prisées, mais pas trop pour éviter que l'offre n'en vienne à excéder la demande.

Cela dit, si tout fonctionne bien, les rendements peuvent être intéressants. Il faut cependant être patient. «Ce n'est pas comme à la Bourse. On ne peut pas espérer faire 20 % demain matin. Il est préférable de fonder son horizon d'appréciation sur 10 ans. Un Marc Séguin acheté il y a 10 ans a doublé de valeur, ce qui représente au final un rendement annuel de 8 %», illustre Alain Lacoursière, un ancien enquêteur de police aujourd'hui spécialiste de l'art.

M. Lacoursière parle lui aussi d'une prudence nécessaire. Il croit de plus que beaucoup de gens s'intéressent à l'art sans trop y réfléchir et laissent des rendements potentiels sur la table. «Il y a des gens qui vont payer d'assez bons montants pour des laminés Ikea. Rien n'est garanti, mais il y a sur le marché des artistes qui pourraient vous offrir des oeuvres intéressantes pour pas nécessairement beaucoup plus cher, et ces oeuvres pourraient aussi générer un rendement», explique-t-il.

Comment choisir une oeuvre ?

Que devrait faire celui qui veut s'ouvrir à l'art et y verser un peu de son pécule ?

«Les rendements les plus importants, on peut les obtenir en essayant de découvrir de futures vedettes, mais il est plus sage d'opter pour des valeurs plus sûres», dit Julie Lacroix, directrice de l'Association des galeries d'art contemporain, organisme qui tient la foire Papier15, à Montréal, pendant la fin de semaine du 24 avril.

Pour savoir si on fait un bon achat, elle recommande de regarder le curriculum vitæ de l'artiste. «Où a-t-il déjà exposé ? Y a-t-il des musées ou des collections d'art qui ont de ses oeuvres ? Le Musée national des beaux-arts du Québec a une collection prêt d'oeuvre d'art, et trois conservateurs font partie du jury. C'est déjà un bon guide de valeur», explique Mme Lacroix.

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