Metro abandonnera-t-elle Air Miles une fois unie à Jean Coutu?

Publié le 23/11/2017 à 08:35

Metro abandonnera-t-elle Air Miles une fois unie à Jean Coutu?

Publié le 23/11/2017 à 08:35

Le grand patron de Metro estime qu'il est encore trop tôt pour dire ce qui attend les programmes de fidélisation de l'épicier et du Groupe Jean Coutu une fois que le mariage des deux fleurons aura été complété, l'an prochain.

Interrogé par les analystes mercredi dans le cadre du dévoilement des résultats du quatrième trimestre, Eric La Flèche n'a pas voulu ouvrir son jeu, mais a néanmoins indiqué que l'entreprise allait se pencher sur le dossier.

«Il faudra regarder le portrait dans son ensemble et développer notre propre stratégie, a-t-il dit au cours d'une conférence téléphonique. Mais il est encore trop tôt pour le moment.»

Au Québec, la chaîne de supermarchés mise sur le programme «Metro et moi» alors qu'en Ontario, son partenaire est Air Miles, le programme de fidélisation du réseau de pharmacies de Jean Coutu (Tor., PJC.A). La société a lancé en 2010 le programme de fidélisation «Metro et moi» au Québec. Celui-ci compte maintenant 1,6 million de membres.

Le président et chef de la direction de Metro(Tor., MRU) a toutefois pris soin de rappeler aux analystes que le programme actuellement en vigueur au Québec était « très apprécié » des clients et qu'il avait fait ses preuves.

«Tous les programmes doivent évoluer», a lancé M. La Flèche, en réponse à une question sur Air Miles.

En janvier, en marge de l'assemblée annuelle de l'épicier, celui-ci avait ouvert la porte à la fin du partenariat avec Air Miles en Ontario à la faveur de son propre programme de fidélisation, en raison du mécontentement des participants au programme géré par LoyaltyOne.

À lire, Air Miles a pu nuire à certains détaillants

La politique d'expiration des points d'Air Miles, qui avait finalement été abandonnée, avait suscité de nombreuses critiques de la part des consommateurs ontariens.

Annoncée en octobre, la transaction de 4,5G$ permettant à la troisième chaîne d'alimentation en importance au pays de mettre la fin sur Jean Coutu doit être finalisée au cours de la première moitié de 2018.

Plus tôt ce mois-ci, les clients de Shoppers Drug Mart–Pharmaprix au Québec– et des marchés d'alimentation de l'entreprise Loblaws–Provigo au Québec– avaient appris qu'ils utiliseraient bientôt un nouveau programme de fidélisation uniformisé pour remplacer les points Optimum et PC Plus.

Loblaws avait confirmé son intention de fusionner les deux programmes à compter du 1er février 2018.

Résultats en hausse, mais des défis

En ce qui a trait à sa performance au quatrième trimestre, qui comptait une semaine supplémentaire,  terminé le 30 septembre, Metro a engrangé un bénéfice net de 154,9M$, ou 66 cents par action, en progression de 6,8% par rapport à il y a un an.

De leur côté, les ventes ont affiché une progression de 10,2%, s'établissant à 3,2G$.

La croissance des ventes des magasins ouverts depuis au moins un an _ un indicateur clé dans le secteur du commerce de détail _ s'est établie à 0,4 pour cent, alors qu'elle avait été de 2,8% lors du quatrième trimestre l'an dernier.

Pour l'exercice, Metro a affiché des profits nets de 608,4M$, ou 2,57$ par action, en hausse de 7,5%, alors que ses revenus ont grimpé de 4,6%, à 12,8G$.

M. La Flèche a toutefois rappelé qu'à l'instar des autres entreprises, l'épicier devra s'ajuster à la hausse du salaire minimum en Ontario, qui passera de 11,40$ à 14$ l'heure, à compter du 1er janvier 2018. Sur une base annualisée, Metro estime que ce changement lui coûtera entre 45M$ et 50M$.

«Il n'y a pas de grande formule magique (pour absorber cette augmentation), a-t-il dit. Nous regardons du côté de la productivité, de la technologie ainsi que de l'efficacité. Certains magasins ouverts 24 heures ne le seront plus. Il faut gérer les coûts de la main-d'oeuvre sans réduire le service à la clientèle. »

Metro et plusieurs autres épiciers se concentrent depuis quelques mois sur des mesures de réduction de coûts pour s'ajuster aux hausses du salaire minimum dans certaines provinces, ainsi qu'à la pression attribuable à la concurrence de détaillants à bas prix et à l'acquisition de Whole Foods par Amazon.

Par ailleurs, l'épicier québécois désire percer le marché ontarien vers la fin de l'exercice 2018 avec son service permettant de commander son épicerie en ligne. Au Québec, sept établissements répartis dans les régions de Montréal, Québec et Gatineau offrent actuellement cette possibilité à leurs clients.

 


image

DevOps

Mercredi 11 septembre


image

Gestion du changement

Mardi 17 septembre


image

Gestion de l’innovation

Mercredi 18 septembre


image

Usine 4.0

Mardi 24 septembre


image

Marché du cannabis

Mercredi 23 octobre


image

Service à la clientèle

Mercredi 23 octobre


image

Communication interne

Mardi 26 novembre


image

Marché de l'habitation

Mercredi 04 décembre


image

Gestion de la formation

Jeudi 05 décembre


image

Sommet énergie

Mardi 21 janvier


image

Santé psychologique

Mercredi 22 janvier


image

Contrats publics

Mardi 28 janvier

Sur le même sujet

Metro prend le plein contrôle de Première Moisson

25/04/2019 | Martin Jolicoeur

Après les Coutu, au tour de la famille Colpron-Fiset de céder les rênes de Première Moisson.

Déjà-vu: Metro a tout pour plaire, sauf son évaluation

BLOGUE. Metro performe bien, mais son évaluation est plus élevée qu'avant place la barre encore plus haute.

À la une

Ne retirez pas trop vite la cotisation faite au REER de votre conjoint

Le délai à respecter est le passage de trois 31 décembre ou deux années civiles complètes.

L'Apple Watch va sauver des vies jusqu'au Canada

22/07/2019 | Alain McKenna

BLOGUE. Approuvés par Santé Canada, l’alerte d’arythmie cardiaque et l’ECG d’Apple débarquent au pays cette semaine.

Hausse du prix des maisons dans une majorité de régions

22/07/2019 | Joanie Fontaine

BLOGUE. La MRC de la Matawinie se distingue, et on trouve de belles surprises au Saguenay.