Les marchés : une autre séance marquée par la volatilité

Publié le 08/06/2010 à 16:25

Les marchés : une autre séance marquée par la volatilité

Publié le 08/06/2010 à 16:25

Par Mathieu Lavallée

Photo : Bloomberg

Les bourses sont définitivement revenu en mode volatilité. Alors que la Bourse de Toronto semblait vouloir terminer la journée en baisse et que celle de New York a passé une partie de la journée à se chercher, la première a finalement annulé ses pertes de la séance et la seconde a pris plus de 100 points.

Le dollar canadien pour sa part a connu une envolée de plus d’un cent américain aujourd’hui.

Selon Stephen Gauthier de Demers valeurs mobilières, la seule certitude qui reste dans les milieux boursiers, c’est qu’on demeure en mode correction, avec des replis des indices d’au moins 10 % depuis leurs derniers sommets en avril.

Le S&P/TSX a finalement gagné 12,44 points et terminé la journée à 11 517,18 points après avoir passé la majeure partie de la journée en territoire négatif. Le Dow Jones pour sa part a gagné 123,49 points, pour terminer la journée à 9 939,98 points, un bon de 1,26 % réalisé essentiellement en après-midi.

Le Nasdaq à forte concentration technologique a reculé de 3,33 points, à 2 170,57 points, après avoir perdu plus de 1 % plus tôt en journée, et le S&P 500 a pris 11,53 points, à 1 062 points.

Le baril de pétrole s’est apprécié de 0,75 dollar américain, à 72,19 dollars américains, et l’or 0a baissé de 2,30 dollars américains, à 1 238,50 dollars américains.

Le huard a grimpé de 1,13 cent américain, à 95,37 cents américains.

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Selon M. Gauthier, les données sur les mises en chantier, moins bonnes que prévues pour le mois de mai, peuvent expliquer que le TSX a passé la majeure partie de la journée en territoire négatif. Autrement, « il n’y a pas vraiment d’événement qui explique la volatilité d’aujourd’hui », selon lui. Rien sauf l’Europe qui revient hanter les investisseurs, avec la Hongrie et la Bulgarie au banc des accusés cette fois.

« Ce qu’on voit avec la crise de l’Europe, ce sont d’autres formes de la crise du crédit de 2007 », a-t-il commenté, peu avant la fermeture des marchés. Mais selon lui, il pourra toujours y avoir un autre pays qui crée de l’incertitude.

« De la dette, il y en a partout. Si nous le voulons, nous pourrions nous inquiéter du cas des États-Unis. Leur déficit et leur dette accumulée représente un pourcentage de leur PIB qui ressemble beaucoup à la situation de la Grèce », a martelé l’expert.

En Europe, l’incertitude quant à la dette souveraine des pays du continent tire encore les bourses européennes vers le bas. Alors que la fin de la séance approche, le FTSE de Londres a perdu 0,81 %, le DAX de Francfort a reculé de 0,62 % et le CAC de Paris a chuté de 0,98 %.

L’euro pour sa part semble vouloir remonter, mais demeure aux alentours de 1,19 dollar américain.

Au Japon, le Nikkei a pris un faible 0,18 % à la fermeture des marchés mardi après avoir chuté de 3,84 % lundi.

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