Techno : un engouement renouvelé

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Août 2015

Techno : un engouement renouvelé

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Édition du 15 Août 2015

Depuis toujours, les innovations technologiques font saliver les investisseurs. L'idée de multiplier sa mise de manière exponentielle en investissant dans une technologie révolutionnaire a beaucoup d'attrait.

Une preuve de cet attrait est la croissance fulgurante du nouveau fonds négocié en Bourse (FNB) iShares Exponential Technology (XT). L'actif de ce fonds lancé le 19 mars atteignait 670,9 millions de dollars américains cet été.

Ce FNB permet de participer à neuf secteurs technologiques où l'innovation est le thème commun. Il s'agit de l'analyse des mégadonnées, de la nanotechnologie, de la médecine et des neurosciences, des réseaux et des systèmes informatiques, des énergies renouvelables, de la robotique, de l'impression 3D, de la bio-informatique et des services financiers non traditionnels.

«Il existe bien des FNB qui ciblent des niches particulières comme l'infonuagique, la robotique et Internet. Ces FNB très ciblés peuvent avoir leur place pour tirer parti d'une tendance, mais la plupart du temps, ils sont peu diversifiés et volatils. Ce FNB iShares contourne ces problèmes en combinant toutes ces niches technos en un seul produit, ce qui en accroît l'attrait», dit Daniel Straus, directeur de la recherche et de la stratégie en FNB de la Financière Banque Nationale.

L'iShares Exponential Technology est différent à plus d'un titre : d'abord, il est assemblé en suivant un nouvel indice fondé sur la recherche des analystes de Morningstar Research. Ceux-ci accordent des notes à des sociétés de technologie en fonction de leur potentiel d'innovation et des bénéfices que l'on peut en tirer. On y favorise les sociétés de plus petite capitalisation. Ensuite, il est équipondéré.

C'est différent de l'approche traditionnelle, où le poids d'un titre est basé sur sa capitalisation boursière. Ainsi, dans le fonds iShares Global Tech ETF (IXN), le titre d'Apple compte pour 15,6 % du portefeuille, et celui de Microsoft, pour 7,9 %. Dans le nouvel iShares Exponential Technologies, Apple ne compte que pour 0,53 %, et Microsoft, pour 0,45 %. On retrouve plus de sociétés de moindre envergure dans le FNB.

Le fonds XT déborde des périmètres de ce qu'il est convenu d'appeler la «technologie», souvent assimilée aux TI. Ces dernières ne comptent que pour le tiers du fonds XT, alors qu'elles constituent la presque totalité du fonds IXN. Dans le fonds XT, on trouve près de 31 % de titres des soins de santé, environ 13 % de titres de télécommunications, 11,3 % de titres industriels et 5,2 % de titres du secteur financier. Ne cibler qu'une technologie peut nous empêcher de profiter des répercussions plus larges et des occasions que peuvent susciter des technologies convergentes, selon le Deloitte Center for the Edge.

«On pourrait penser qu'en raison de la présence de plus petites sociétés dans le fonds XT, cela se traduirait par un portefeuille du type "croissance", avec des multiples plus élevés que le fonds IXN. Toutefois, ce dernier se négocie à 23 fois les bénéfices et 5,1 fois la valeur comptable au 30 juin, par rapport à 20,9 fois les bénéfices et 3 fois la valeur comptable pour le fonds XT. Et puisqu'en plus, ce fonds affiche un ratio de frais de gestion (RFG) presque identique à celui du fonds IXN, il devient une option très intéressante pour une exposition simple à la technologie mondiale», considère M. Straus.

Le fonds XT affiche un RFG de 0,47 %, tandis que ce RFG est de 0,48 % pour le fonds IXN, ce qui est raisonnable pour un fonds qui détient environ le tiers de son actif dans des sociétés situées à l'extérieur des États-Unis, selon M. Straus : «Les frais varient de 0,35 à 0,65 % dans la catégorie des fonds mondiaux de technologie. Il est vrai que certains fonds de technologie axés sur des sociétés américaines ont des frais plus bas, mais ils adoptent une méthode d'indexation simple et ils réalisent des économies d'échelle en raison de leur taille», dit-il.

Fellow CSI, Yves Bourget a fait carrière dans l’industrie des valeurs mobilières pendant une vingtaine d’années, en particulier à titre de vice-président pour le Québec de Placements Altamira, de 1990 à 1997. Il collabore depuis 2001 à la publication Finance et Investissement, notamment en matière de fonds communs.

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