Les gains de CGI reposent sur ses contrats

Publié le 25/11/2009 à 10:47

Les gains de CGI reposent sur ses contrats

Publié le 25/11/2009 à 10:47

Par Dominique Beauchamp

Le titre de CGI durant les 12 derniers mois. Graphique : LesAffaires.com

L'action de CGI est populaire par les temps qui courent. Sous l'impulsion d'une vaste consolidation dans le secteur des technologies de l'information, le titre a bondi de 55 % en 11 mois, retrouvant même, le 8 octobre, son sommet de 13,90 $ atteint en 2000.

Pour continuer à ravir ses actionnaires, CGI n'a pas le choix : puisqu'elle n'est pas à vendre, elle doit satisfaire les attentes du marché.

Les analystes tournent leur attention vers l'obtention de nouveaux contrats, car ils ont atteint à leurs yeux des niveaux décevants au quatrième trimestre clos le 30 septembre. Selon leurs prévisions, les nouveaux contrats devaient se chiffrer entre 700 millions et 1 milliard de dollars (G$). Ils ont plutôt chuté de 44 %, à 549 millions.

" Nous apprécions CGI pour sa croissance régulière et la nature récurrente de ses revenus. Mais nous voulons nous assurer que la signature de contrats connaîtra un nouvel élan en 2010 avant de recommander plus chaudement le titre ", commente Richard Tse, analyste à la Financière Banque Nationale.

La valeur du carnet de commandes a lui aussi baissé de 11,6 à 10,9 G$, entre septembre 2008 et septembre 2009. Ce recul fait en sorte que les nouveaux contrats représentent seulement 0,6 fois les services facturés. Ce ratio doit atteindre 1 pour que CGI maintienne ses revenus.

L'entreprise fait cependant valoir que les contrats de 4,1 G$ signés depuis 12 mois représentent 106 % de ses revenus annuels.

La signature prévue de certains contrats a été reportée en 2010 parce que le gouvernement américain et ceux des États ont été plutôt attentistes pendant la saison estivale de 2009. En outre, la taille des contrats en jeu allonge le processus d'approbation.

Des contrats attendus

" À court terme, l'action de CGI risque de plafonner parce que la récession freine la croissance de ses revenus, dit Paul Lechem, de Marchés mondiaux CIBC. À long terme toutefois, le rachat de ses actions et d'éventuelles acquisitions lui confèrent encore du potentiel. "

Paul Steep, de Scotia Capitaux, est plus optimiste à court terme. Il fonde son cours cible de 16 $ d'ici un an sur la promesse de CGI que les soumissions déposées en 2009 déboucheront sur des contrats fermes en 2010. Dans la communauté financière, il est l'un des plus optimistes.

Six analystes ont établi leur cours cible d'un an dans une fourchette de 12,60 à 16 $, après que CGI eut dévoilé une hausse de 12 % de son bénéfice au quatrième trimestre.

Les nouveaux contrats sont d'autant plus importants aux yeux des financiers que ceux-ci doutent que CGI puisse répéter l'an prochain sa belle performance de 2009. L'entreprise a affiché une marge bénéficiaire nette record de 8,9 % au quatrième trimestre de 2009 et des flux de trésorerie inégalés de 630 millions, ou de 2,03 $ par action, pendant l'exercice annuel.

Des suppressions de postes au Canada et en Europe et les fonds libérés par l'achèvement de contrats ont permis à CGI d'atteindre ces deux marques historiques.

La patience est de mise

Outre de nouveaux contrats, les analystes attendent également la ou les acquisitions qui feront doubler comme promis les revenus de CGI d'ici trois à cinq ans.

Mais il n'y a pas de quoi s'inquiéter, tempère Marc Gagnon, gestionnaire chez Industrielle-Alliance Gestion de placements.

" Il est certain que je surveillerai les contrats et les marges au cours des prochains trimestres. Par contre, je m'explique mal l'impatience des investisseurs à l'égard d'une entreprise qui est restée très rentable pendant la récession, n'a plus de dette et dégage d'importants flux excédentaires ", soutient M. Gagnon.

CGI ne présente aucun risque financier ni de désuétude sur le plan technologique, ajoute le gestionnaire.

" Ses dirigeants font bien d'attendre la bonne occasion d'acquisition, car toute transaction apporte ses défis d'intégration ", soutient-il.

Pierre Bernard, gestionnaire chez IA Clarington, est patient lui aussi. " Les dirigeants de CGI gèrent à leur façon et cela donne des résultats. C'est une entreprise très stable à avoir en portefeuille aux côtés de Research In Motion, dans l'industrie canadienne de la technologie. "

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