CGI ne craint pas Donald Trump

Publié le 01/02/2017 à 13:42, mis à jour le 01/02/2017 à 14:46

CGI ne craint pas Donald Trump

Publié le 01/02/2017 à 13:42, mis à jour le 01/02/2017 à 14:46

Par Stéphane Rolland

Photomontage: Charles Desgroseillers

Groupe CGI (Tor., GIB.A) ne craint pas les élans protectionnistes de Donald Trump. Ses quelque 11000 employés aux États-Unis devraient protéger le spécialiste montréalais des TI d’un blocage du nouveau président américain, a dit Serge Godin, le fondateur et président du conseil, lors de l’assemblée des actionnaires de l’entreprise à Montréal, mercredi.

«On va bien faire peu importe, ce qui arrive, répond M. Godin. Notre modèle en est un de proximité. Nous ne misons pas sur la délocalisation. Ce qui est important, c’est la qualité de la relation avec les clients.»

Par le passé, la société a bien tiré son épingle du jeu dans les périodes d’incertitudes économiques, poursuit-il. «Lorsque les entreprises et les gouvernements veulent réduire leurs coûts, nous allons promouvoir des options simples. Lorsque les choses vont bien, il y a plus de projets. Notre modèle d’affaires est également partagé entre l’impartition et les projets. Ça nous permet de bien faire, peu importe le contexte.»

Le projet de Donald Trump de réformer l’octroi de visa H1B, pour les travailleurs étrangers qualifiés, ne représenterait pas un risque trop important pour CGI. Lorsqu’elle recrute aux États-Unis, la majorité de ses recrues sont des citoyens américains, affirme son PDG, George D. Schindler. Le dirigeant, entré en fonction en octobre dernier, rapporte que 97% de ses employés aux États-Unis n’ont pas besoin de visa pour travailler. «En raison de notre modèle de proximité, nous n’avons pas besoin de faire voyager les travailleurs», dit-il. 

Un actionnaire a également interrogé la direction sur l’impact du possible abandon de la réforme de l’assurance-maladie adoptée par le gouvernement Obama. Il y a trois ans, la société avait connu de rares difficultés techniques avec le site lié au programme. M. Schindler a rappelé à son interlocuteur que CGI n’était plus lié à ce contrat et que la décision du nouveau locataire de la Maison-Blanche n’aurait pas de conséquences sur l’entreprise.

Dans une note publiée à la mi-janvier, Steven Li, analyste de Raymond James, a dit qu’il devenait «difficile» d’émettre des prévisions sur l’impact de l’élection de Donald Trump sur les revenus obtenus du gouvernement américain. L’analyste note que l’augmentation attendue des dépenses militaires sera un catalyseur pour l’entreprise. Le resserrement budgétaire offre également une occasion pour obtenir des contrats d’impartitions, selon lui. Toutefois, plusieurs départements, dont celui de l’environnement qui a procuré 11% des nouvelles commandes de CGI durant l’exercice 2016, verront leur marge de manœuvre particulièrement diminuée.

Groupe CGI a publié des résultats conforment aux attentes plus tôt mercredi. L’augmentation du carnet de commandes a toutefois encouragé les investisseurs. Pour la période de trois terminée le 31 décembre, la société montréalaise a dégagé un bénéfice ajusté de 0,90$ par action, ce qui est conforme à la prévision moyenne des analystes. L’an dernier au même trimestre, CGI avait dégagé un bénéfice de 0,84$ par action. Pour lire notre texte sur les résultats de CGI, cliquez ici.

Le titre monte de 1,73% à 63,65 vers 13h.

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