Les banques en perte de vitesse

Publié le 04/07/2009 à 00:00

Les banques en perte de vitesse

Publié le 04/07/2009 à 00:00

L'envol des cours boursiers des banques canadiennes depuis le début de l'année pourrait s'essouffler, parce que celles-ci perdront l'une de leurs principales sources de croissance au cours des prochains trimestres.

Les cours des banques ont grimpé de 36 % depuis le début de 2009, soit 20 points de pourcentage de plus que le S&P/TSX, grâce aux bons résultats affichés au cours des deux premiers trimestres de leur exercice.

Or, la hausse plus marquée que prévu des bénéfices provenait en grande partie du bond exceptionnel de leurs revenus de négociation, un phénomène qui s'estompera. En effet, la stabilisation des marchés financiers réduit les occasions pour les négociateurs des banques de profiter d'importants écarts entre le prix offert et le prix demandé pour les actions et les obligations par les investisseurs, explique Mario Mendonca, analyste chez Genuity Capital.

Au premier trimestre clos en janvier, les revenus de négociation ont explosé de 195 % par rapport à la période correspondante l'an dernier et ont fourni aux banques 16 % de leurs revenus. Au deuxième trimestre clos en avril, ces revenus ont doublé et ont compté pour 14 % des revenus des banques. M. Mendonca prévoit que cette proportion diminuera à 11 % en seconde moitié d'année, ce qui reste supérieur à la moyenne de 7 ou 8 % observée depuis six ans. D.B.

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