À surveiller: Banque Scotia, Transat A.T., et CCL Industries

Publié le 29/11/2023 à 09:00

À surveiller: Banque Scotia, Transat A.T., et CCL Industries

Publié le 29/11/2023 à 09:00

Par Dominique Beauchamp

CCL Industries (CCL.B, 57,10$) : Scotia flaire un point de bascule pour le géant des étiquettes

Jonathan Goodman reprend le suivi du principal fabricant mondial d’étiquettes intelligentes pour Banque Scotia au moment où il perçoit plusieurs catalyseurs qui pourraient extirper le titre de six ans de surplace en Bourse.

L’analyste entrevoit une réaccélération de la croissance interne en 2024, le potentiel pour des marges structurellement plus élevées à moyen terme ainsi que la possibilité d’acquisitions d’envergure, énumère-t-il dans un rapport de 40 pages intitulé «Un bon endroit pour se réfugier … et prospérer».

L’analyste apprécie que la multinationale ontarienne réalise 60% de ses revenus auprès de fabricants de produits de consommation courante tels que les produits d’hygiène personnelle, les aliments et les breuvages ainsi que les produits de santé. La dynamique et le calibre de cette industrie offrent une croissance supérieure à celle de l’économie et supportent des marges stables d’environ 20% et des flux de trésorerie excédentaires qui atteignent 45% des bénéfices, explique l’analyste.

CCL a un long historique d’acquisitions rentables, mais la société n’a pas réalisé de transaction majeure depuis 2017 parce que les prix demandés étaient «prohibitifs», ajoute-t-il. La société a bouclé 70 acquisitions depuis 2010, ajoutant 400 points de base à son rendement du capital investi entre 2013 et 2017.

Jonathan Goodman croit que la hausse des taux d’intérêt et l’accès plus couteux au capital pourraient refroidir l’ardeur des fonds privés qui concurrencent CCL en tant qu’acquéreurs lors de transactions. De plus, les rivaux de CCL, déjà entre les mains de fonds privés, semblent éprouver certaines difficultés, ce qui les éloigne aussi des acquisitions.

L’analyste estime que la croissance des initiatives internes de CCL et des acquisitions ciblées peuvent accroître le bénéfice d’exploitation à un rythme de 7 à 9% par année, strictement à partir des flux de trésorerie générés à l’interne.

Par ailleurs, le bilan de CCL est probablement le plus sain qu’il n’a jamais été. Jonathan Goodman prévoit en effet que la dette déclinera jusqu’à 0,8 fois le bénéfice d’exploitation à la fin de 2024.

CCL dispose d’une encaisse de 800 millions de dollars et de ressources financières totales de 1,6 milliard de dollars. La majorité de la dette porte intérêt à 3% et échoit à partir de 2026.

L’analyste estime que les multiples facteurs qui ont freiné la croissance de la société et l’appréciation du titre depuis 2017 sont chose du passé. Il mentionne la fermeture des grands magasins d’articles de bureau, la volatilité des cours de la résine, et les conflits géopolitiques. Il rappelle que CCL a multiplié sa valeur en Bourse par un facteur de dix entre 2012 et 2017.

Enfin, l’évaluation du titre, soit 8,7 fois le bénéfice d’exploitation, est au plus bas en dix ans.

«Cette évaluation reflète la perception que la rentabilité a déjà atteint son point culminant, mais nous croyons que c’est le contraire», fait-il valoir.

La croissance interne devrait connaître un nouvel élan en 2024 parce que les multinationales de produits de grande consommation ont augmenté leurs prix alors que les coûts diminuent. Les ventes de produits électroniques et de vêtements devraient se rétablir tandis que les fournisseurs d’étiquettes intelligentes écoulent leurs surplus de stocks.

L’analyste de Banque Scotia recommande l’achat du titre. Son cours cible de 72$ est inférieur à la moyenne de ses collègues, mais il offre un potentiel d’appréciation de 24%.

 

À la une

Commerce Québec-France: allez, on peut en faire plus!

Il y a 46 minutes | François Normand

ANALYSE. Les premiers ministres Gabriel Attal et François Legault ont plaidé pour hausse majeure de nos échanges.

Oatbox à l’assaut de l’Ontario avec le Fonds de solidarité FTQ

12/04/2024 | Emmanuel Martinez

Le fabriquant de boisson d'avoine montréalais Oatbox a reçu 5M$ du Fonds de solidarité FTQ.

Bourse: Toronto perd près de 1%

Mis à jour le 12/04/2024 | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne

REVUE DES MARCHÉS. Les tensions géopolitiques et l’inflation ont déprimé les investisseurs à la Bourse de New York.