Olivier Schmouker - L'intelligence émotionnelle au secours de Pauline Marois?

Publié le 08/06/2011 à 09:09, mis à jour le 08/06/2011 à 10:56

Olivier Schmouker - L'intelligence émotionnelle au secours de Pauline Marois?

Publié le 08/06/2011 à 09:09, mis à jour le 08/06/2011 à 10:56

Résultat? L’IE a une influence certaine sur la capacité de collaborer des leaders, et dans une moindre mesure sur celle de guider. En particulier, les dimensions de la «conscience de soi» et de la «maîtrise de soi» jouent un rôle déterminant dans le leadership des dirigeants. Mais attention, avoir une «conscience de soi» et une «maîtrise de soi» développées ne suffit pas à faire de soi un excellent leader! Loin de là! «C’est juste un bon point de départ», soulignent les deux chercheures.

Revenons maintenant au cas de la chef du PQ... Quelles sont les critiques qui lui sont faites, au juste? Elles semblent surtout viser, me semble-t-il, son incapacité à susciter la collaboration des autres, à les rallier autour d'un même projet. Partons du principe que ces critiques sont fondées, même si cela n'est pas prouvé. Qu'en déduit-on en toute logique? C'est très simple : l'étude montre bien que deux dimensions de l'IE peuvent avoir une forte influence sur le leadership d'une personne, celles de la «conscience de soi» et de la «maîtrise de soi»; et que cette influence ne porte véritablement que sur la capacité de collaborer. Par conséquent, Pauline Marois – ou tout autre dirigeant dont le leadership est chahuté par les siens – doit travailler deux dimensions de son IE, soit sa «conscience de soi» et sa «maîtrise de soi».

Si je pouvais me permettre quelques petits conseils, je dirais que Pauline Marois ferait bien de commencer à s'écouter elle-même avant d'écouter les autres. Elle aurait tout intérêt à laisser s'exprimer ses émotions les plus profondes, à les laisser remonter à la surface de sa conscience, bref, à percevoir sa petite voix intérieure qui lui révélera ce dont elle a besoin pour se nourrir et grandir. Et une fois cela fait, elle sera peut-être en mesure de s'ouvrir davantage à autrui, et par la suite d'obtenir sa pleine collaboration. Comme l'exigent d'elle les contestaires de son parti. «Notre étude montre à quel point il est vital, pour un leader, de passer du temps avec les autres et de les écouter vraiment ainsi que de travailler dans un esprit de coopération», soulignent d'ailleurs Mmes Guillén et Florent-Treacy.

Cela serait faire montre, à mon avis, d'intelligence, pour ne pas dire de sagesse. L’écrivain français Paul Valéry a écrit dans ses Cahiers : «L’intelligence – Faculté de reconnaître sa sottise»…

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À propos de ce blogue

EN TÊTE est le blogue management d'Olivier Schmouker. Sa mission : aider chacun à s'épanouir dans son travail. Olivier Schmouker est chroniqueur pour le journal Les affaires, conférencier et auteur du bestseller «Le Cheval et l'Äne au bureau» (Éd. Transcontinental), qui montre comment combiner plaisir et performance au travail. Il a été le rédacteur en chef du magazine Premium, la référence au management au Québec.

Olivier Schmouker

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