Comment faire plus avec moins au travail?

Publié le 08/07/2015 à 06:09

Comment faire plus avec moins au travail?

Publié le 08/07/2015 à 06:09

Autrement dit, le réflexe des prisonniers est dès lors de rivaliser de créativité et d'ingéniosité en matière d'entreprenariat, dans l'optique d'offrir aux autres un service ou un bien incontournable. «Ce qui présente l'avantage, de surcroît, de favoriser l'intégration des uns et des autres au sein de la communauté des prisonniers, et par suite, la cohésion de cette même communauté», précisent-ils.

Un résultat que l'on peut résumer d'un seul mot : adaptation. Oui, les détenus s'adaptent à la situation, aussi pénible à vivre soit-elle. L'un d'eux rêve d'une coupe dotée d'une pointe d'originalité? Le service carcéral ne le lui offre pas, mais ce n'est pas si grave que ça, il va s'arranger pour que le prisonnier le plus doué en la matière lui offre ce service, en échange, par exemple, d'un plat de porc à l'ananas. Etc.

On le voit bien, l'indigence incite à la créativité. Et c'est là que je voulais en venir. Trop souvent, au travail, nous nous plaignons de ne pas avoir les ressources nécessaires pour innover, ou même pour ne serait-ce qu'atteindre les objectifs visés. Et nous nous lamentons, à longueur de journée, jusqu'au moment - inélucable - où l'on finit par frapper un mur.

Or, cette attitude correspond justement au refus de s'adapter. Au refus de voir la réalité en face, tant elle nous paraît a priori triste et désespérante. Au refus, bref, de retrousser nos manches et d'affonter la réalité de tout notre corps et de toute notre âme.

Comment pourrions-nous donc remédier à cette fâcheuse tendance que nous avons de refuser de nous adapter à la situation lorsque celle-ci nous semble déplaisante? Comment faire plus avec moins? Comme suit, je pense :

> Qui entend faire plus avec moins se doit de... se priver davantage! Il lui faut couper davantage de ressources que celles dont ils disposent, surtout s'il considère que celles-ci ne sont pas suffisantes. Pourquoi? Parce qu'il se placera ainsi, croira-t-il, en situation de danger extrême, et se mettra, en vérité, en situation de comprendre qu'il dispose d'un bien on ne peut plus précieux : l'impératif d'innover. De recourir au système D. D'user de toute son intelligence pour s'en sortir avec brio.

En passant, le poète italien Arturo Graf disait : «Plus l'homme possède, moins il se possède».

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À propos de ce blogue

EN TÊTE est le blogue management d'Olivier Schmouker. Sa mission : aider chacun à s'épanouir dans son travail. Olivier Schmouker est chroniqueur pour le journal Les affaires, conférencier et auteur du bestseller «Le Cheval et l'Äne au bureau» (Éd. Transcontinental), qui montre comment combiner plaisir et performance au travail. Il a été le rédacteur en chef du magazine Premium, la référence au management au Québec.

Olivier Schmouker

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