SmartReno obtient 1,6 million et avale son concurrent

Publié le 24/11/2015 à 12:47

SmartReno obtient 1,6 million et avale son concurrent

Publié le 24/11/2015 à 12:47

[Photo : capture d'écran]

La Montréalaise SmartReno, une plateforme en ligne pour obtenir des soumissions d’entrepreneurs en construction, vient de boucler une ronde de financement de 1,6 million de dollars. Cette ronde porte ainsi le financement total de la start-up, fondée en 2012 sous le nom de Trouve Moi Un Pro, à 2,75 millions. Le financement provient d’Anges Québec Capital et des anges financiers Martin-Luc Archambault, Daniel Robichaud, Mike Cegelski et Pierre Fleurent.


Le financement a permis à la start-up, qui serait déjà profitable, de mettre la main sur Zoomission, son principal concurrent au Québec. «Nous, on était numéro 1 [au Québec] et Zoomission était numéro 2», commente Andrei Uglar, le pdg de SmartReno. La combinaison des deux plateformes devrait ainsi permettre à SmartReno de traiter quelque 40 000 demandes de projets par année, lesquelles devraient générer des contrats d’une valeur de 200 millions de dollars.


Avec cette acquisition, SmartReno se retrouve avec 14 employés, dont deux en Allemagne. La start-up, dont le service est offert partout au Canada, vise désormais à prendre de l’expansion en Europe, en visant initialement Munich et Berlin. « On a décidé de viser l’Allemagne, car c’est un marché important où il y a beaucoup de propriétaires de maisons et une économie qui va assez bien pour que les gens investissent en rénovations », explique Andrei Uglar.


Malgré l’acquisition, la marque Zoomission ne sera pourtant pas abandonnée, son modèle d’affaires étant différent. Alors que SmartReno charge les entrepreneurs pour chaque contrat obtenu, Zoomission vend des abonnements aux entrepreneurs avec qui elle collabore. Aussi, Andrei Uglar continuera à offrir le service de Zoomission au Québec et l’introduira au Canada anglais.

À propos de ce blogue

DE ZÉRO À UN MILLION est le blogue de Julien Brault, qui a fondé la start-up Hardbacon en juin 2016. L’ancien journaliste de Les Affaires relate ici chaque semaine comment il transforme une idée en entreprise. Dans ce blogue, Julien Brault dévoile notamment chaque semaine ses revenus. Une démarche sans précédent qui est cohérente avec les aspirations de Hardbacon, qui vise à aider les gens à investir intelligemment en faisant voler en éclat le tabou de l’argent. Ce blogue sera ainsi alimenté jusqu’à ce que Hardbacon, qui n’avait aucun revenu lors de la publication du premier billet, génère un million de dollars en revenu annuel.

Julien Brault

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