Heyday sur une lancée

Publié le 28/12/2020 à 09:02

Heyday sur une lancée

Publié le 28/12/2020 à 09:02

Étienne Mérineau

Étienne Mérineau, cofondateur d'Heyday (Photo: courtoisie)

La start-up montréalaise Heyday, qui développe une plateforme conversationnelle (chatbot) grâce à l’intelligence artificielle, a passé une année 2020 à tout casser: doublement du chiffre d’affaires, nouvelles embauches, partenariat avec Shopify. L’année 2021 s’annonce aussi occupée. 

« On a le vent dans les voiles. La pandémie a catalysé la transformation numérique des entreprises et nous étions bien positionnés pour les accompagner », raconte Étienne Mérineau, le cofondateur de l’entreprise. 

Sa plateforme a été en forte demande durant la crise : avec la pandémie et le confinement, les ventes en ligne ont explosé et les entreprises ont été submergées de question. Les délais de réponse se comptaient parfois en jours. La plateforme de Heyday, une application bilingue de clavardage en ligne qui permet d’automatiser la réponse à certaines questions, a permis d’attaquer le problème. 

« Notre plateforme est hybride. Elle utilise l’IA comme première ligne, c’est-à-dire que les questions les plus simples sont répondues automatiquement, laissant les équipes humaines se concentrer sur les questions complexes et sensibles », explique Étienne Mérineau. L’utilisation d’IA permet aussi d’offrir un soutien de base 24 heures sur 24 et de recommander des produits. 

Heyday a entraîné son modèle d’IA sur 1000 questions, mais en réalité, ce sont souvent les mêmes questions qui reviennent sous différentes formes. « Le suivi de commande, surtout avec la COVID, c’est une question qui représente presque 30% de toutes les questions posées, dit le cofondateur. Juste d’automatiser la réponse à cette question-là, ça enlève une grosse charge de travail aux équipes de soutien. » Les questions relatives aux heures d’ouvertures, par exemple, ou encore aux frais de livraison et à la politique de retour, reviennent aussi fréquemment.

 

Les ventes explosent 

Fondée en 2017, Heyday a connu cette année une forte croissance. Entre juin et novembre seulement, par exemple, elle a réussi à doubler son chiffre d’affaires. 

Elle a notamment conclu un partenariat avec Shopify en vertu duquel une version facile à utiliser de son application était rendue disponible le 24 novembre dernier aux marchands Shopify. « Les marchands peuvent l’installer en deux minutes », dit Étienne Mérineau. Ils n’ont qu’à préconfigurer l’application en choisissant les couleurs du widget et en saisissant leurs heures d’ouverture et leurs frais de livraison, et la plateforme se charge du reste. 

« L’application a déjà été installée plus de 1000 fois dans 77 pays », dit le cofondateur. 

La version « entreprise » de l’application, que Heyday adapte aux besoins de chacun de ses clients, est pour l’instant utilisée dans une douzaine de pays différents. Grâce à un contrat que vient de signer Heyday avec une grande marque française, dont elle ne peut dévoiler le nom pour l’instant, sa plateforme sera bientôt utilisée dans 20 pays. Les clients de la start-up montréalaise incluent pour l’instant des bannières comme DavidsTea, Dynamite, Simons et Decathlon.

 

Les ventes exploseront 

L’année 2021 sera occupée pour Heyday, qui embauche actuellement chaque semaine pour faire croître son équipe d’une cinquantaine d’employés. L’entreprise vise notamment multiplier ses efforts pour conquérir les marchés français et américains.

« On vient de compléter un bootcamp donné par le consulat canadien à New York pour nous aider à y exporter, dit Étienne Mérineau. On prépare d’ailleurs une ronde d’investissement de série A dans la seconde moitié de 2021, ce qui va nous aider à accélérer notre croissance. »

Le cofondateur ne cible pas de montant spécifique, mais considérant qu’il s’agit d’une ronde de série A, il est difficile pour lui d’imaginer lever moins de 10 M$.

Un succès qui en dit long… littéralement et figurativement!

Sur le même sujet

Une PME sur six envisage de fermer, selon la FCEI

Cela représente environ 180 000 petites entreprises canadiennes qui pourraient fermer leurs portes.

Plus du tiers des PME du Québec bientôt à court de liquidité selon un sondage de la FCEI

Mis à jour le 20/01/2021 | Catherine Charron

Ce sont 37% des entreprises sondées qui étaient déjà en difficulté financière avant l’imposition des nouvelles mesures.

À la une

Ascension de GameStop: la révolte des boursicoteurs contre les barons de Wall Street

09:20 | AFP

Retour sur une «révolte» boursière et ce qu'elle révèle de la lutte entre jeunes investisseurs et barons de la finance.

Actions de BlackBerry et GameStop: doit-on se lancer?

S'il est tentant de suivre la tendance poussée par les réseaux sociaux, il s'agit avant tout d'un pari boursier.

Une série de bulles met-elle le marché en danger?

BLOGUE. Les exemples de spéculation se multiplient, mais la peur de bulles est, espérons-le, saine.