Les meilleurs outils Web pour dénicher un emploi

Publié le 14/06/2010 à 00:00

Les meilleurs outils Web pour dénicher un emploi

Publié le 14/06/2010 à 00:00

Par Alain McKenna

Photo : Bloomberg

Le marché de l'emploi a profité de la reprise pour amorcer 2010 sur les chapeaux de roue au Québec. L'économie a créé près de 35 000 emplois en avril; selon Statistique Canada, le taux de chômage québécois est passé de 8 %, en mars, à 7,9 %. Renouant avec la croissance, de plus en plus d'entreprises scrutent le Web à la recherche de professionnels et de travailleurs qualifiés. Vous êtes gestionnaire ou vous occupez un poste de pointe et cherchez un nouvel emploi ? Voici cinq outils qui vous aideront à dénicher le job de vos rêves.


Les blogues d'entreprises et de professionnels pour vous faire connaître


Le Web 2.0 devait transformer la façon dont les entreprises gèrent leurs communications. Toutes n'ont pas suivi la vague, mais plusieurs ont intégré l'outil de base de cette nouvelle génération du Web : le blogue.


Cela tombe drôlement bien pour les gens à la recherche d'un emploi : ces blogues sont une mine de renseignements sur l'entreprise, son domaine d'expertise et son fonctionnement.


Dans un contexte où les entreprises préfèrent fidéliser leurs travailleurs qualifiés, ceux-ci peuvent facilement créer leur propre blogue et y publier des billets témoignant de l'expérience qu'ils possèdent dans leur domaine, dit Benjamin Yoskovitz, fondateur du site montréalais de recrutement Standoutjobs.com.


« Au même titre que les entreprises, les professionnels peuvent utiliser un blogue pour bâtir leur marque et leur expertise. La plupart du temps, les recruteurs visiteront LinkedIn, peut-être Twitter, mais une fois qu'ils ont les yeux rivés sur un candidat, ils vont chercher à en savoir davantage sur cette personne. Un blogue, c'est un CV en constante évolution. Et cela fait meilleure impression qu'un compte Facebook, sur lequel on publie surtout des éléments personnels. »


Workopolis pour améliorer son sort


Il n'y a pas de réelle pénurie de main-d'oeuvre, il y a une pénurie de travailleurs qualifiés, constate Gabriel Bouchard, président du site spécialisé Workopolis.com. Pour les professionnels en quête d'un nouveau travail, l'important est d'insister sur l'expérience et les qualifications qui les distinguent des autres.


« Les temps changent, dit-il. Les jours où une entreprise pouvait simplement afficher un poste et choisir un employé qualifié parmi plusieurs candidatures sont révolus. Les entreprises doivent maintenir une communication constante afin de mieux capter l'attention et d'encourager les meilleurs professionnels à poser leur candidature. »


Après avoir effectué une étude sur le marché du travail, Workopolis a décidé de revoir sa stratégie de publication d'offres d'emploi, et compte désormais offrir des outils un peu plus sophistiqués qu'une liste d'offres. En quête de travailleurs de talent, c'est aux entreprises que revient désormais la tâche de mieux se vendre, explique M. Bouchard.


Une des conclusions de l'étude ? Il faut faire la cour aux professionnels avant qu'ils ne quittent leur emploi. Bonne nouvelle pour ceux qui espèrent trouver mieux chez un concurrent?


LinkedIn pour rejoindre vos contacts


LinkedIn est la référence pour les professionnels branchés. Tous les spécialistes en recrutement surveillent ce réseau social spécialisé dans les relations d'affaires, car il représente une banque de données unique pour les chasseurs de tête à la recherche du candidat idéal.


Pour Alex Kovalenko, directeur des opérations de Kovasys, une firme de recrutement montréalaise spécialisée dans les TI, LinkedIn est une source de contacts : la moitié des professionnels qu'il recrute pour le compte de clients viennent de ce réseau social. « Évidemment, on y trouve des gens qui cherchent un emploi, mais on s'en sert aussi pour trouver des candidats et pour communiquer avec eux, même s'ils sont déjà occupés ailleurs », dit-il.


Autrement dit, les professionnels qui aimeraient changer de boulot ont intérêt à tenir leur profil LinkedIn à jour et à apprendre à se servir des bons mots-clés dans leur description pour être repérés par des chasseurs de têtes. « Ils peuvent aussi se joindre à des groupes spécialisés », ajoute M. Kovalenko.


Twitter pour dénicher un poste techno


On trouve de tout sur Twitter. Y compris des représentants des ressources humaines d'entreprises en tout genre, à la recherche de travailleurs qualifiés pour combler des besoins éventuels.


On y trouve aussi des spécialistes du recrutement qui y annoncent les postes disponibles chez leurs clients. Sur un compte appelé MTL-Tweetjobs, Jeff Talajic publie quotidiennement les offres d'emploi de diverses entreprises spécialisées dans le secteur des technologies de l'information.


M. Talajic estime que Twitter est une bonne source de candidats pour les entreprises à caractère technologique, puisque les gens qui fréquentent ce réseau social sont généralement plus à l'aise avec l'informatique et les nouveaux médias. Ses quelque 3 700 contacts en font un pôle d'attraction intéressant pour les employeurs, qui n'ont qu'à faire parvenir aux candidats potentiels leurs offres d'emplois par courriel.


Alex Kovalenko, de Kovasys, utilise également Twitter pour afficher des offres d'emploi. Si les professionnels en quête d'un nouveau travail ont intérêt à suivre ce que les entreprises y publient, l'inverse n'est pas nécessairement vrai, note-t-il. « Environ 6 % des gens recrutés viennent de sites comme Twitter ou Facebook. »


Interjob.ca, pour trouver des emplois « cachés »


Lancé en février dernier par deux entrepreneurs de Laval, Interjob.ca est un site d'embauche qui se targue de pouvoir donner accès à « 80 % des emplois que les entreprises n'affichent pas, mais qu'elles cherchent tout de même à combler par l'entremise de leurs contacts », dit Nicolas St-Germain, cofondateur du site.


Ce portail est réservé au secteur technologique, mais il devrait s'ouvrir à l'ensemble du marché du travail au cours de l'été. Un peu plus de 260 entreprises sont inscrites, et peuvent recevoir les CV d'internautes qui souhaitent être informés d'un poste qui les intéresse. Les entreprises n'ont pas à payer pour être présentes sur Interjob; ce sont les candidats qui défraient l'envoi de leur CV, ce qui coûte de 0,08 à 0,85 $, selon le cas.


Ils peuvent choisir les entreprises qui les intéressent une à une, ou en groupe, par région notamment. Leur nom s'ajoute alors à la liste de candidats éventuels des entreprises choisies, pour une durée de quatre mois.



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