Le facteur X au pouvoir

Publié le 02/09/2010 à 13:46, mis à jour le 28/10/2010 à 15:46

Le facteur X au pouvoir

Publié le 02/09/2010 à 13:46, mis à jour le 28/10/2010 à 15:46

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Dans un monde en perpétuel changement, la priorité des entreprises est à l’innovation. Mais cela n’est pas le fort des baby-boomers, qui vont bientôt devoir céder leur poste de direction aux membres de la génération X, plus créatifs et audacieux.

Auteure: Tamara J. Erickson, Harvard Business Review

La génération X va bientôt prendre le pouvoir. Les postes de cadres supérieurs seront occupés par ceux qui sont nés entre 1961 et 1981. Résultat: fini le statu quo instauré depuis des décennies par les baby-boomers et, avec lui, certaines notions obsolètes comme la hiérarchie et les primes individuelles.

Bien que toute généralisation soit hasardeuse, on peut affirmer qu’il existe d’énormes différences entre les générations baby-boomers et X. Les baby-boomers sont nés dans un monde trop étroit pour eux. Ils ont, par exemple, fait leur secondaire dans des bâtiments préfabriqués construits à la hâte derrière des écoles qui n’étaient plus assez vastes pour les accueillir. Ils ont grandi à une époque où la compétition était omniprésente — que ce soit pour faire partie d’une équipe sportive, pour être admis au collège ou à l’université, ou pour décrocher un travail ou une promotion. Pour eux, gagner était quelque chose de vraiment important.

Quant aux années de formation des membres de la génération X — 1980 et début 1990 —, elles ont été marquées largement par l’incertitude économique et les bouleversements sociaux. Leur adolescence a été marquée par d’importantes restructurations pour les entreprises, lesquelles ont mené à une rupture sans précédent des contrats psychologiques entre employeurs et employés. D’où une certaine méfiance des personnes issues de la génération X à l’égard des promesses faites par les entreprises.

La vision dépassée des baby-boomers

Les leaders de la prochaine génération ont une façon de concevoir le travail qui échappe souvent aux gestionnaires en poste. Et ils éprouvent un certain ressentiment envers les baby-boomers, qui sont omniprésents et qui semblent persuadés, non sans une certaine insouciance, que leurs façons de voir et de faire sont immuables. Pire, les membres de la génération X ont l’impression d’être les laissés-pour-compte du monde des affaires, des chevaux de trait dont on méconnaît le labeur, pris entre deux générations beaucoup plus nombreuses: d’une part les baby-boomers, qui risquent de travailler plus longtemps que leurs prédécesseurs; et d’autre part la génération Y, qui semble partager beaucoup d’affinités avec les baby-boomers.###

Bien sûr, l’insatisfaction sur le marché du travail n’est le propre d’aucun groupe particulier, et ce n’est pas d’hier que des employés éprouvent des frustrations. Nombre de baby-boomers affirment, entre autres, être fatigués d’entendre la génération X se plaindre des employés issus de la génération Y — lesquels auraient des attentes démesurées parce qu’ils sont persuadés que le monde leur doit quelque chose. Quant aux travailleurs plus âgés, ils ont de tout temps déploré certaines attitudes des employés plus jeunes, qu’ils considéraient comme des «incompétents, jamais responsables de rien».

Soit. Mais à l’aube de la quarantaine, devant ce que semble leur réserver l’avenir au travail, les membres de la génération X sont de plus en plus frustrés. Par conséquent, les grandes entreprises risquent de les perdre en chemin: plusieurs ne cachent pas qu’ils se préparent à quitter leur emploi — pour lancer leur propre entreprise ou pour aller travailler dans un organisme à but non lucratif, par exemple. Même si les conditions économiques sont difficiles, cela ne les empêche pas de chercher davantage qu’un simple boulot.

Les atouts de la génération X

Mais voilà, tient-on compte de ces nouvelles réalités? Et souhaite-t-on vraiment que ces mécontents, issus de la génération X, prennent la barre des organisations de demain? La réponse à ces questions devrait être affirmative. Pourquoi? Précisément parce que ces futurs patrons rejettent les principes traditionnels du leadership.

Aujourd’hui, les entreprises doivent relever de nouveaux défis. Les aptitudes d’hier en matière de leadership (établir des lignes directrices, contrôler les résultats, répondre aux questions de son équipe, etc.) ne sont plus pertinentes dans un monde en perpétuel changement. Pour être un bon leader, alors que l’incertitude et l’imprévisible règnent en maître, il faut savoir créer un environnement propice à l’innovation et à la participation du plus grand nombre. Or, les leaders de la génération X sont capables de relever ce défi, comme en témoignent ces cinq atouts clés dont ils disposent:

1. L’esprit de collaboration: L’information joue un rôle névralgique dans la réussite des entreprises. D’où la nécessité d’obtenir les bonnes informations rapidement, si possible avant tout le monde. Pour cela, disposer d’un vaste réseau de contacts constitue un atout primordial. Comme les membres de la génération X attachent beaucoup d’importance aux relations avec les autres, contrairement aux baby-boomers qui ne jurent que par la compétition, ils sont plus à même de nouer des liens avec des personnes qui, un jour ou l’autre, leur permettront d’innover ou de se sortir d’une impasse.

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