Une semaine à toute vitesse avec l'investisseur Chris Arsenault

Offert par Les Affaires


Édition du 06 Juin 2015

Une semaine à toute vitesse avec l'investisseur Chris Arsenault

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Édition du 06 Juin 2015

Chris Arsenault, à droite, lors d’une rencontre privée à laquelle notre journaliste Julien Brault (au centre) a assisté. [Photo: Martin Flammand]

Les affaires de Chris Arsenault n'ont jamais été aussi bonnes. Associé principal d'iNovia Capital, un fonds de capital de risque qui compte 275 millions de dollars sous gestion, c'est l'un des capital-risqueurs les plus performants du Canada. Son dernier bon coup ? La vente en mars dernier de Chango, une start-up de Toronto, pour 122 M$. Alors qu'il est en train de mener à terme le financement d'un quatrième fonds de 125 M$ US, M. Arsenault a accepté que notre journaliste Julien Brault le suive pas à pas durant une semaine. Une semaine qui n'a pas été de tout repos...

La première fois que j'ai senti que Chris s'ouvrait, il était au volant de sa BMW. C'était en fin de journée, le mardi 29 avril, et il était en chemin vers les nouveaux bureaux de Lightspeed, une des start-up les plus prometteuses du portefeuille d'iNovia. Je venais de lui demander pourquoi il était devenu un capital-risqueur. Il a répondu en évoquant SIT, l'entreprise spécialisée dans le Web qu'il avait cofondée dans les années 1990, et son éternel enthousiasme a alors laissé place à une certaine mélancolie.

«Après SIT, j'étais un peu comme le gars [un ancien pdg] qui est venu me voir au bureau cet après-midi, m'a confié Chris Arsenault. J'étais disponible, mais je ne savais pas exactement quoi faire.»

Non seulement M. Arsenault ne savait pas quoi faire, mais il avait besoin d'argent, et vite. Âgé de 26 ans, il allait bientôt être papa et traînait une dette de 400 000 $, héritée de la faillite de SIT, en 1997. C'est donc avec empressement qu'il a accepté de travailler pour Charles Sirois, qu'il considère comme son premier mentor. Ce dernier, pour sa part, voyait dans Chris un entrepreneur prometteur : «C'est un faiseur, c'est quelqu'un qui n'a pas de difficulté à prendre une décision», explique l'homme d'affaires.

En 1998, Chris Arsenault devient ainsi entrepreneur en résidence chez Telesystem, le conglomérat de Charles Sirois, qui contrôlait alors l'exploitant de téléphonie mobile Microcell (Fido). Homme à tout faire, il donne un coup de main aux différentes entreprises de Telesystem. Ce faisant, sous la direction de Charles Sirois, il acquiert peu à peu l'expertise qui fera de lui un investisseur hors pair.

«Avec SIT, j'étais dans la ligue de garage et, chez Telesystem, j'apprenais à jouer dans la ligue nationale.»

En 2012, il a été recruté pour préparer le lancement du fonds MSBI, commandité par les universités McGill, Sherbrooke et Bishop. Il a accepté de mettre en place, avec Mark de Groot, l'équipe du fonds, mais ne se voyait pas en tant que l'un de ses associés. «Comme j'étais plus ou moins responsable, on m'a demandé de diriger le fonds, m'a expliqué M. Arsenault, toujours au volant de sa voiture. Au début, je ne voulais pas. On parle d'investissements dans des technologies issues des universités. Moi, je suis un décrocheur ; alors, je savais que les profs, eux, allaient me regarder de haut.» Malgré tout, Chris Arsenault a fini par accepter de devenir associé de MSBI, un fonds doté de 46 M$, qui s'est transformé en iNovia en 2007.

Bâtir un grand fonds à Montréal

Ce mardi-là vers 17 h 30, lorsqu'il est arrivé à la gare Viger, où Lightspeed a élu domicile, inutile de dire que personne ne l'a regardé de haut. Il a eu droit à la visite du propriétaire, après quoi les trois principaux dirigeants de l'entreprise se sont assis dans des fauteuils pour décompresser. Encore débordant d'énergie, Chris Arsenault est resté debout, expliquant les motivations d'investisseurs bien en vue qui avaient approché Lightspeed, sans ménager les anecdotes.

Bref, Chris Arsenault aide la jeune entreprise - spécialisée dans la conception de systèmes de point de vente - à naviguer dans le monde fermé du capital de risque. Plus tôt ce jour-là, Chris avait d'ailleurs discuté avec son directeur des finances de différents candidats à un poste stratégique et lui avait même proposé d'acheter une autre start-up du portefeuille d'iNovia.

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