Une semaine à toute vitesse avec l'investisseur Chris Arsenault

Offert par Les Affaires


Édition du 06 Juin 2015

Une semaine à toute vitesse avec l'investisseur Chris Arsenault

Offert par Les Affaires


Édition du 06 Juin 2015

Par Julien Brault
L'ennui, c'est que, du haut de ses 26 ans, Chris Arsenault n'avait pas la moindre idée de ce qu'il fallait faire. S'attelant à une tâche impossible, il a procédé à plusieurs rondes de mises à pied, une expérience traumatisante pour le jeune homme, qui avait convaincu ses amis et même ses professeurs de tout plaquer pour venir travailler pour lui.

Chris Arsenault, alors pdg de SIT, dit avoir été incapable de trouver du financement, même si, encore aujourd'hui, il considère que SIT aurait pu être un grand succès si les circonstances avaient été différentes. Entre autres choses, il était à couteaux tirés avec Jean-François Bruneau, alors président de l'entreprise.

«Le financement n'était pas un vrai problème, estime M. Bruneau. J'avais la Caisse de dépôt qui me tournait autour. Par contre, lors d'une des dernières rencontres que j'ai eues avec le gouvernement, on m'avait franchement demandé si Chris et moi pouvions continuer à travailler ensemble. Je leur ai dit non. C'est vraiment ça qui a emporté le morceau.»

Chris Arsenault, pour sa part, espérait malgré tout sauver l'entreprise : «Naïvement, à cette époque, je pensais que le bon sens et l'argent pouvaient régler n'importe quoi. Mais aujourd'hui, je sais que le plus grand ennemi d'un entrepreneur, c'est l'ego. C'est une leçon que je n'ai jamais oubliée», me dit-il.

Toujours est-il que, faute de financement, SIT a fait faillite, laissant ses investisseurs sur la paille, y compris ses cofondateurs. «Je n'avais pas de mentors et je n'avais pas de capital de risque. Quand je pense à toutes les relations que j'avais, c'est clair que je ne les ai pas utilisées autant que j'aurais pu ; je n'avais pas assez confiance en moi», confie Chris Arsenault qui, selon ceux qu'il a côtoyés à l'époque, semblait pourtant déjà déborder de confiance.

«Aujourd'hui, j'utilise à fond mes relations», enchaîne Chris, qui en a 2 200 sur LinkedIn (même s'il n'accepte que les personnes qu'il connaît) et pas moins de 7 000 dans son carnet Gmail.

C'est ce réseau qui lui permet aujourd'hui de réunir les investisseurs pour son quatrième fonds, mais aussi, de faire du recrutement pour ses start-up et d'en découvrir de nouvelles.

S'il n'a assisté à aucune présentation d'entrepreneur durant la semaine, Chris Arsenault a eu d'incalculables échanges avec des cadres supérieurs, des financiers et des entrepreneurs qui, parfois, lui parlaient en bien d'une nouvelle entreprise.

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