L'automatisation industrielle: des robots pour sauver le secteur manufacturier


Édition du 15 Novembre 2014

L'automatisation industrielle: des robots pour sauver le secteur manufacturier


Édition du 15 Novembre 2014

Par Matthieu Charest

Luc Jalbert a fondé Jalbert Automatisation à la fin des années 1990. [Photo: Jérôme Lavallée]

Une grande vague d'automatisation de tous les domaines manufacturiers québécois aurait dû être commencée il y a 15 ans, pense Serge Bouchard, mandaté à la direction générale du Regroupement des équipementiers en automatisation industrielle. «Parfois, je me demande même s'il n'est pas trop tard. Si on veut assurer la pérennité de notre industrie aéronautique, par exemple, il faut des projets et des stratégies des entrepreneurs et des gouvernements. Oui, le Québec est le troisième pôle mondial en aéronautique, mais nous sommes très loin derrière Seattle et Toulouse. Avec l'ouverture des marchés, ça devient très difficile de rester concurrentiel. Il faut décloisonner nos associations, collaborer, créer des coentreprises et augmenter l'aide à la commercialisation. Il s'agit d'une priorité économique nationale.»

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«Bien qu'il s'agisse d'un phénomène quasi mondial, tout le pan des secteurs manufacturier [...] est ici délaissé», souligne le rapport de l'Indice entrepreneurial québécois 2014 de la Fondation de l'entrepreneurship. Le secteur périclite, sa part dans le produit intérieur brut étant passée de 23,6 à 16,3 % entre 2000 et 2010, soit une chute de plus de 30 %. De plus, seulement 2 % des jeunes Québécois envisagent de se lancer dans ce secteur.

Pourtant, l'intégration de l'automatisation dans les secteurs traditionnels représente de formidables occasions d'affaires. En augmentant l'efficacité, la productivité dans des secteurs fortement délocalisés comme la production de vêtements, les coûts de la main-d'oeuvre peu qualifiée sont réduits au maximum.

«Pourquoi je me suis lancé»

Pour Luc Jalbert, là est la clé pour recomposer notre tissu industriel. Il fonde Jalbert Automatisation à Boisbriand à la fin des années 1990. «J'ai commencé dans une chambre qui était libre à la maison ; on peut vraiment partir tout petit», explique-t-il. Pas besoin d'investissements majeurs pour démarrer son entreprise, «c'est de l'expertise technique qu'il faut».

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