10 choses à savoir lundi

Publié le 30/01/2017 à 09:30, mis à jour le 30/01/2017 à 09:59

10 choses à savoir lundi

Publié le 30/01/2017 à 09:30, mis à jour le 30/01/2017 à 09:59

Par Yannick Clérouin, Alain McKenna et Julien Abadie

Point 10: Ce robot pourrait bien tuer le métier de barista.

Bon lundi! Voici 10 informations qui méritent votre attention en ce 30 janvier.

1-Bill Gates lâcherait l’école pour un ou l’autre de ces trois boulots. C’est connu, Bill Gates est le décrocheur le plus riche de l’histoire. Il a quitté Harvard en 1975 pour fonder Microsoft, une jobine qui s’est révélée extrêmement lucrative en fin de compte. L’homme le plus riche de la planète était à l’Université Columbia vendredi dernier aux côtés de Warren Buffett lorsqu’il a candidement admis que s’il avait à revivre ce moment aujourd’hui, ce ne serait pas afin de mettre au point un système d’exploitation informatique. Comme l’explique Fortune, ce serait plutôt pour un boulot dans le développement de l’intelligence artificielle, dans le secteur de l’énergie propre et abordable, ou dans les technologies de la santé. Trois secteurs à l’aube d’une révolution qui changera le monde, croit-il. Le jeune sexagénaire (61 ans) ne recommande pas pour autant de lâcher l’école: ces trois secteurs exigent des compétences assez pointues qui ne s’obtiennent qu’après avoir bien étudié mathématiques, biologie, etc.

2-Ces trois choses rendent votre bureau toxique, dit la science. La vie de bureau, on le sait, est beaucoup moins glorieuse que dans un épisode de Mad Men. Pourtant, encore en 2017, les tours à bureaux ont sensiblement le même air que dans les années 60 durant lesquelles l’action de la populaire série américaine est campée. Même si plusieurs études prouvent l’effet néfaste de leurs principales caractéristiques, rappelle Inc. D’abord, on n’y trouve aucun espace pour se dégourdir les jambes, même si les études démontrent que rester assis 8 à 10 heures par jours, c’est mauvais pour la santé: des femmes assises à leur bureau toute la journée ont, à la fin de leur carrière, des cellules 8 ans plus âgées que la moyenne. Ensuite, les tubes fluorescents, les «néons» qu’on retrouve dans 98% des bureaux, ont un impact direct sur le niveau de fatigue, sur la vision et sur la santé du cerveau d’une majorité de gens qui s’exposent à leur lumière de façon régulière. Enfin, les murs beiges, les paravents bruns, et les bureaux noirs, ça tue la productivité d’au moins un travailleur sur deux. Qu'attendent les dirigeants pour revoir les lieux de travail?

3-Fonds d’urgence, hébergement gratuit pour les personnes touchées, lettre aux employés dénonçant la décision... le décret signé par le président américain Donald Trump interdisant temporairement l'entrée aux États unis de ressortissants de certains pays musulmans provoque des réactions en chaîne majeures de America Inc. Le PDG d’Airbnb, Brian Chesky, a indiqué au cours du week-end que son entreprise qui facilite l’hébergement entre particuliers offrira un logis gratuit «aux réfugiés et à quiconque n’est pas autorisé à entrer aux États-Unis». De son côté, Google a créé un fonds d’urgence de 4M$US qui vise aider les employés touchés par la décision de M. Trump. L’entreprise allonge 2M$US pour le fonds et prévoit recueillir une somme équivalente grâce à des dons d’employés. Il s’agit de la pire crise à ce jour qu' à gérer Google, affirme Business Insider. Le PDG de Nike, Mark Parker, a pour sa part condamné le décret de M. Trump dans une mémo interne expédié aux employés de la multinationale d'équipements sportifs. M. Parker a appelé le personnel à suivre les valeurs de l’entreprise en célébrant la diversité, laquelle est menacée par le controversé décret. Tim Cook, PDG d’Apple, a également partagé un mémo interne dans lequel il affirme que le géant techno n’aurait pas existé sans l’apport des immigrants. Et Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, d’ajouter que les États-Unis devraient consacrer leur énergie à cibler les gens qui représentent une menace pour la sécurité du pays. Visiblement, la lune de miel entre Donald Trump et les entreprises (et les investisseurs, comme on peut le voir au point 6) est déjà terminée.

4-Débourser 14000$US pour devenir un futuriste en un week-end. Près d’une centaine de dirigeants provenant de 26 pays déboursent cette coquette somme pour développer une manière de pensée disruptive, c’est-à-dire réfléchir en dehors de la boîte à des sujets d’avenir comme l’allongement de la vie humaine ou encore aux conséquences qu’aura l’intelligence artificielle sur le marché du travail. Une immersion singulière offerte par l’Université Singularity, une institution privée et non accréditée qui consacre son cursus aux théories du futurologue et inventeur Ray Kurzweil, raconte le MIT Technology Review. «Quel est l’événement qui a eu le plus grand impact en 1989?» se font demander les participants. La chute du mur de Berlin, de répondre l’un d’entre eux. Non, il s’agit de «Information Management: a proposal», le premier programme qui allait devenir le World Wide Web. Voilà le type de Kool-Aid à la Silicon Valey que se font servir les dirigeants en quête de nouvelles manières de penser. Des enseignements que l’on ne retrouve pas dans les écoles de gestion traditionnelles, selon un de participants cité dans l’article. L’Université Singularity a été fondée en 1989 par le célèbre entrepreneur Peter Diamandis. Sa philosophie repose sur la prémisse que la biotechnologie et l’intelligence artificielle vont jouer un rôle croissant et vont rapidement transformer notre façon de vivre. Petit détail important: au cours de ce week-end, vous serez alimenté avec du Soylent, le produit nutritionnel conçu pour couvrir tous les besoins humains. Alors, tentés par l’expérience?

5-Voici votre meilleur allié pour faire fortune à partir des tweets de Donald Trump. Qu’on le veuille ou non, les billets publiés par le président américain sur Twitter ont un impact immense à tous les niveaux. Les sociétés cotées en Bourse n’en réchappent pas: la valeur de leur action a tendance à fluctuer rapidement dès que Trump y va de quelque 140 caractères à leur sujet. Il n’en fallait pas plus pour que des programmeurs rusés flairent la bonne affaire. Résultat: le robot «Trump and Dump», qui suit de près le compte Twitter de Donald Trump, et l’information plus globale de sources comme Indico, Clearbit et Google Finance. En moins de 20 millisecondes, le robot peut transiger (via la plateforme E-Trade) et vendre à découvert l’action ciblée, et ainsi tirer profit de la spontanéité de cet influenceur hors normes. L’intelligence artificielle serait-elle plus brillante que le président des États-Unis?


6-Les Bourses américaines amorcent la semaine en baisse, les investisseurs se montrant prudents dans la foulée des premières décisions de Donald Trump et avant une semaine qui sera riche en résultats trimestriels–dont ceux d’Apple– et en données économiques. Les indices S&P 500, Dow Jones et Nasdaq reculent de respectivement 0,25%, 0,22% et 0,31% dans les négociations peu avant l’ouverture officielle. Le baril de pétrole Brent, la référence au Québec, ajoute 0,13% à 55,59$US. Lisez notre revue complète.

7-Au fait, combien ça gagne, un spéculateur boursier? Quiconque boursicote un brin, ou a déjà jeté un coup d’œil au secteur financier, a probablement déjà songé à tenter sa chance comme spéculateur sur une base quotidienne. N’a-t-on pas tous envie de bosser de la maison, quelques heures par jour, à transiger directement avec les différents parquets de la planète, grâce à la magie d’Internet? Mais est-ce seulement une activité lucrative? C’est la question à laquelle le site Stock Scores tentait de répondre le mois dernier.

8-Et si les producteurs québécois de fromages, de légumes bio en serre, de viandes, de cidres, de bières et de tous les bons produits culinaires de la province avaient une vitrine unique pour vendre leurs produits? Coincés entre les grands détaillants qui leur réservent un espace minuscule sur les étalages(on en trouve si peu chez Costco par exemple) et les géants du Web qui cassent les prix, les petits producteurs sont de plus en plus tentés par la vente en direct aux consommateurs, écrit Challenges. Le marché français des petits producteurs est éclaté et il existe peu de sites généralistes. C’est pour remédier à cette lacune que le site Mongardemanger.com a été lancé en mars dernier. À mi-chemin entre la vente directe et l’épicerie fine, la plateforme propose 2000 produits provenant de 115 producteurs français. Les trois fondateurs ont positionné le site de façon à ce qu’il soit axé sur les producteurs, contrairement aux autres épiceries en ligne. La concurrence est féroce dans le créneau et cette start-up aura un grand défi à relever. Cela dit, l’idée est bonne et mérite d’être explorée au Québec, afin qu’il y ait une véritable vitrine pour tout ce que le Québec fait de bon.

9-À l’agenda lundi, le président de l'Impact de Montréal, Joey Saputo, prononce une allocution à la tribune du Cercle canadien de Montréal concernant le soccer de la MLS à Montréal(13h, hôtel Bonaventure). La Caisse d'économie solidaire tient une discussion sur l'investissement dans des REER sans pétrolière(12h, Maison du développement durable, 50 Sainte-Catherine Ouest). Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, rencontre des représentants de l'îlot Pelletier(16h30, 11460, avenue Pelletier). Le ministre de la Culture, Luc Fortin, et le maire de Brossard, Paul Leduc, prennent part à l'inauguration du Fab Lab de la bibliothèque Georgette-Lepage(14h30, 7855, avenue San Francisco). À Shawinigan, le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, tient une conférence de presse pour annoncer des investissements afin de moderniser les arénas et les centres de curling du Québec(15h, aréna Gilles-Bourassa, 1609, 117e rue).

10-Ce robot pourrait bien tuer le métier de barista. Ce matin sur le chemin du travail, peut-être avez-vous attrapé un «pumpkin latte avec une mousse de lait» ou bien un «double lungo», bref un café exactement comme vous l'aimez. Mais le problème de ces cafés qui ne sont pas «réguliers», c'est que les baristas ont besoin de plusieurs minutes pour les préparer et qu'ils ne sont pas toujours exécutés à la perfection. Repéré par Fast Company, ce robot est la réponse (un peu effrayante, disons-le) à cette limite humaine. Baptisé Cafe X, cette petite enseigne a pris place dans un centre d'achat de San Francisco avec une promesse: vous servir votre café exactement comme vous l'aimez, à une vitesse optimale et avec une qualité constante. Sur l'écran tactile, vous avez le choix entre sept boissons caféinées, trois types de cafés torréfiés localement et plusieurs options à base de lait et de sirops. Une fois votre sélection faites, le bras robotisé signé Mitsubishi attrape un gobelet de 24 centilitres (le meilleur ratio selon les torréfacteurs partenaires) et attaque la préparation. À Hong Kong, un Cafe X installé tout près d'un Starbucks servirait déjà 1000 cafés par semaine. À date, l'enseigne aurait levé 5 millions de dollars grâce à des investisseurs comme The Thiel Foundation, Social Capital, Khosla Ventures, Jason Calacanis et Felicia Ventures. Tous les baristas du monde peuvent commencer à s'inquiéter…

Sources: Les Affaires, communiqués, PC, Challenges, Fortune, Inc., Business Insider, MIT Technology Review, Fast Company...

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