Questions des entrepreneurs, réponses des partis: l'immobilier résidentiel


Édition du 21 Septembre 2022

Questions des entrepreneurs, réponses des partis: l'immobilier résidentiel


Édition du 21 Septembre 2022

Par Charles Poulin

Maxime Rodrigue, PDG de l’Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (Photo: courtoisie)

«Le Québec vit actuellement une crise du logement dans plusieurs villes et régions du Québec. L’APCHQ évalue que le Québec fait face à un déficit de l’ordre de 100 000 logements (privés, locatifs et sociaux). Le besoin d’accroître rapidement l’offre pour améliorer l’abordabilité a aussi été démontré dans le cadre d’une récente étude de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). On y mentionnait que, pour le Québec, il faudrait construire 620 000 logements supplémentaires d’ici 2030, ce qui impliquerait de doubler le nombre de mises en chantier actuelles. Concrètement, comment comptez-vous relever le défi de l’abordabilité des logements et stimuler l’offre pour retrouver un meilleur équilibre dans le marché immobilier partout au Québec ?», Maxime Rodrigue, PDG de l’APCHQ

Promesse de la Coalition avenir Québec

 

Le parti de François Legault affirme que la crise du logement est une priorité pour lui. Il rappelle le besoin à combler, d’ici les dix prochaines années, de 23 000 logements sociaux et abordables. C’est pourquoi il s’engage à en construire plus de 11 700 dans le cadre du prochain mandat. Il ajoute qu’il pourrait être flamboyant et dire 25 000 ou 50 000 en quatre ans, mais estime que son plan est sérieux et réaliste. La construction est déjà beaucoup plus rapide que par le passé, remarque la CAQ, mais il faut demeurer réaliste aussi en matière de capacité de construction de l’industrie.

 

Le parti de François Legault affirme que la crise du logement est une priorité pour lui. Il rappelle le besoin à combler, d’ici les dix prochaines années, de 23 000 logements sociaux et abordables. C’est pourquoi il s’engage à en construire plus de 11 700 dans le cadre du prochain mandat. Il ajoute qu’il pourrait être flamboyant et dire 25 000 ou 50 000 en quatre ans, mais estime que son plan est sérieux et réaliste. La construction est déjà beaucoup plus rapide que par le passé, remarque la CAQ, mais il faut demeurer réaliste aussi en matière de capacité de construction de l’industrie.

 

Promesse du Parti libéral du Québec

Le parti de Dominique Anglade veut favoriser l’accès à la propriété notamment en éliminant la taxe de bienvenue pour l’achat d’une première propriété, avec une pleine compensation pour les municipalités, en bonifiant le régime d’accès à la propriété (RAP) par l’augmentation à 50 000 $ du montant admissible et en offrant plus de souplesse pour permettre de l’utiliser plus facilement pour l’achat d’une deuxième propriété. Il mettra aussi en place une politique encadrant les opérations d’achat-revente pour limiter la surenchère des propriétés rénovées. Il veut assurer un meilleur accès à des logements abordables en taxant les propriétés inoccupées qui appartiennent à des non-résidents, permettre aux municipalités de moins de 100 000 habitants d’offrir des incitatifs financiers pour la construction de logements et de maisons abordables, répertorier des terrains appartenant à l’État qui pourrait servir à la création de logements abordables et soutenir la décontamination de terrains pour y implanter des logements abordables.

Promesse du Parti québécois

Dans son cadre financier, le parti de Paul St-Pierre Plamondon introduit un nouveau crédit d’impôt pour la construction de petites maisons. Le crédit d’impôt disposerait d’une enveloppe totale de 43,1 M$ réparti sur quatre exercices financiers du gouvernement entre 2023-2024 et 2026-2027. Le PQ introduirait aussi une taxe à la spéculation immobilière dès 2023.

Promesse de Québec solidaire

Le parti de Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois propose des mesures à la fois pour les locataires et pour les aspirants propriétaires. Pour les locataires, Québec solidaire livrerait 50 000 nouveaux logements sociaux modernes et écologiques, dont la moitié dès le premier mandat. Il s’agit d’un investissement de 3,2 M$ sur quatre ans. Le parti mettrait également sur pied un registre des baux entre autres pour limiter les hausses de prix des loyers lors de changement de locataire. Pour Québec solidaire, régler la crise du logement passe aussi par des fiducies foncières pour permettre d’accéder à la propriété. Dans un premier mandat, un gouvernement solidaire s’engagerait à acheter 10 000 propriétés partout au Québec et à les revendre 25 % moins cher tout en demeurant propriétaire du terrain. Au moment de revendre, la Société d’habitation du Québec rachèterait la maison en versant un bénéfice raisonnable, fixé d’avance.

Promesse du Parti conservateur du Québec

Le programme électoral du parti d’Éric Duhaime laisse entendre qu’en libéralisant le marché, la construction de logements à loyers modérés s’accélérera. Le PCC affirme de plus qu’il n’y a pas de crise du logement, mais plutôt des blocages dans la mise sur le marché de nouveaux logements à des prix raisonnables, qui sont causés par une réglementation abusive. La seule approche viable, croit-on, est de favoriser une amélioration du marché par une augmentation de l’offre de logements. Il faut donc rendre l’investissement dans les immeubles locatifs plus rentable que les autres solutions de placement tout en apportant une aide aux locataires démunis par le programme Allocation-logement, que le PCC s’engage à bonifier.

 

(Re)lire les questions des entrepreneurs et les réponses des partis.

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