Conflit au CP: la loi spéciale est déposée

Publié le 28/05/2012 à 19:10, mis à jour le 15/10/2013 à 11:21

Conflit au CP: la loi spéciale est déposée

Publié le 28/05/2012 à 19:10, mis à jour le 15/10/2013 à 11:21

Par La Presse Canadienne

Photo : Bloomberg

Moins d'une semaine après le déclenchement d'une grève au Canadien Pacifique, la ministre fédérale du Travail a déposé lundi un projet de loi pour mettre fin au conflit de travail.

Pour justifier l'intervention du gouvernement dans les négociations de cette entreprise privée, la ministre Lisa Raitt a expliqué avoir agi pour protéger l'économie canadienne et les entreprises qui dépendent du transport de leurs marchandises par CP.

Mme Raitt a précisé que les députés allaient siéger sans répit, jusqu'à ce que la loi soit adoptée.

Cinq ministres ont été dépêchés en point de presse lundi pour justifier le dépôt de la mesure en peignant un portrait sombre de l'impact de l'arrêt de travail sur les divers secteurs de l'économie et les pertes d'emplois qui allaient en résulter.

Le conflit coûte 540 M$ par semaine, a avancé Lisa Raitt.

Selon le ministre des Transports, Denis Lebel, des exportateurs de marchandises ont déjà commencé à diriger leur fret vers les États-Unis plutôt que vers les ports de Montréal et de Vancouver.

"L'arrêt de travail empêche notre capacité de voir les marchandises entrer et sortir du Canada et cela nuit à la réputation du Canada comme partenaire d'affaires fiable", a soutenu pour sa part la ministre Raitt.

"Nous demandons à l'opposition d'arrêter de placer les intérêts des grands syndicats avant ceux du public canadien et de la reprise économique", a plaidé Lisa Raitt lors du point de presse.

En plus d'avoir limité le temps de débat sur le projet de loi, elle voulait ainsi inciter les autres partis à l'appuyer pour qu'il soit adopté à toute vapeur, histoire que les trains recommencent à rouler dès jeudi.

"Ça ne va pas arriver", a lancé en Chambre le porte-parole du Nouveau Parti démocratique (NPD) en matière de travail, Alexandre Boulerice.

La loi est irresponsable, selon lui.

"Faire une menace d'une loi spéciale pour forcer le retour au travail, c'est une attaque contre un droit fondamental, le droit d'association, le droit de négocier librement, et ça vient complètement de briser l'équilibre à la table de négociation", a-t-il fait valoir.

Le projet de "loi prévoyant le maintien et la reprise des services ferroviaires" inclut la reprise immédiate des transports par train, assortie d'une interdiction de grève ou de lock-out par l'employeur.

Les conventions collectives échues sont maintenues jusqu'à ce que de nouvelles ententes soient négociées.

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