Bell se lance dans l'information

Publié le 10/09/2012 à 19:10, mis à jour le 10/09/2012 à 19:15

Bell se lance dans l'information

Publié le 10/09/2012 à 19:10, mis à jour le 10/09/2012 à 19:15

Par Les Affaires

George Cope, président de BCE, et Ian Greenberg, président d'Astral, lors de la première journée des audiences du CRCT visant à approuver l'acquisition d'Astral par BCE [Photo : Mathieu Lavallée, LesAffaires.com]

MISE À JOUR - Le PDG de BCE, George Cope, a pris les osbservateurs par surprise, lundi matin, en annonçant que Bell lancerait un service de nouvelles francophone d'envergure nationale, établi à Montréal.

M. Cope a fait cette déclaration lors de sa présentation en ouverture des audiences du CRTC portant sur l'achat d'Astral Media par Bell.

«La majeure partie des 41,3 M$ supplémentaires sera consacrée à du contenu francophone produit de façon indépendante, [...] et au lancement d'un tout nouveau service national de nouvelles en français basé à Montréal. En tant qu'organisation ayant une solide tradition dans le domaine des nouvelles, Bell Média se réjouit d'apporter un nouveau point de vue aux services d'information et de nouvelles en français», a dit M. Cope devant le CRTC. 

Lisez: Bell-Astral: début des audiences du CRTC

Afin de faire accepter l'acquisition d'Astral, BCE avait proposé une enveloppe d'avantages tangibles de près de 200M$ sur dix ans permettant d'assurer le financement de nombreux projets à caractère culturel dans toutes les régions du pays, et ce, tant dans les secteurs de la télévision, que du cinéma et de l'industrie de la musique. BCE a augmenté de 41,3 M$ le bloc d'avantages tangibles, à 241,3 M$, et effectuera ses investissements sur sept ans au lieux des dix ans prévus initialement.

Des 41,3 M$ ajoutés aujourd'hui, 20 M$ iront à ce nouveau service d'information, que Bell prévoit lancer en 2013. L'investissement sera plus important cependant, a précisé Kevin Crull, président de Bell Media.

Ce dernier a insisté sur le fait que ce projet n'irait pas de l'avant sans la transaction Bell-Astral. «C'est un trou financier, ce n'est pas un bon plan d'affaires, cela coûtera plus que ce que ça rapportera» sans Astral, a souligné M. Crull. «Mais dans l'intérêt du public, avoir une nouvelle voix en information francophone est une bonne chose» pour ramener un équilibre entre l'offre dans le marché anglophone et fracophone, soutient-il.

Bell attendra l'autorisation du CRTC d'aller de l'avant dans la transaction avant de déposer une demande de licence pour exploiter cette nouvelle chaîne télévisée qui nécessitera des nouvelles embauches, plaide M. Crull.

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