L'OCDE tracassée par les allégations dans le dossier SNC-Lavalin

Publié le 11/03/2019 à 13:50

L'OCDE tracassée par les allégations dans le dossier SNC-Lavalin

Publié le 11/03/2019 à 13:50

Par La Presse Canadienne
Un homme de face

Justin Trudeau (Photo: Getty Images)

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui supervise l’application d’une convention internationale anticorruption, se dit préoccupée par les allégations d’ingérence politique dans l’affaire SNC-Lavalin.


Dans un communiqué publié lundi, l’OCDE précise qu’elle suivra la situation de près, puisque le Canada « s’est engagé à se conformer pleinement aux dispositions de la Convention, qui consacre l’indépendance des poursuites dans les affaires de corruption transnationale, en vertu de son article 5 ».


Le premier ministre Justin Trudeau et son bureau sont soupçonnés d’avoir exercé une pression indue et persistante sur l’ancienne procureure générale Jody Wilson-Raybould afin que la firme montréalaise de génie évite un procès pour corruption et fraude, en concluant un accord de réparation (ou « accord de poursuite suspendue »).


SNC-Lavalin est accusée d’avoir versé des pots-de-vin aux autorités libyennes pour décrocher un contrat de 58 millions $.


Mme Wilson-Raybould, qui refusait d’annuler la décision de la directrice des poursuites criminelles dans ce dossier, a reproché à plusieurs membres du bureau du premier ministre, du bureau du ministre des Finances et du Bureau du Conseil privé d’avoir fait des pressions constantes et indues sur elle pour qu’elle permette à SNC-Lavalin de conclure un accord de poursuite suspendue.


M. Trudeau et ses employés nient avoir fait quoi que ce soit d’inapproprié et plaident qu’ils voulaient simplement s’assurer que la ministre ait toutes les informations requises pour prendre une décision éclairée. Le bureau du premier ministre insistait sur l’impact d’un procès pour les emplois au Canada, et réclamait un avis externe sur les accords de poursuite suspendue, qui venaient d’être ajoutés aux lois criminelles canadiennes.


La Convention anticorruption, que le Canada a signée en 1999, établit des normes internationales pour criminaliser la corruption d’agents étrangers.


« Le Groupe de travail de l’OCDE sur la corruption, qui réunit les 44 Parties à la Convention anticorruption, suivra de près les points d’avancement qui seront communiqués par le Canada et a également adressé une lettre aux autorités canadiennes pour réaffirmer ses préoccupations et décrire le traitement qui sera réservé à cette affaire », a conclu l’organisation.


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai


image

Usine 4.0

Mardi 24 septembre


image

Impartition TI

Mercredi 09 octobre

Sur le même sujet

SNC-Lavalin: Trudeau accusé de pressions sur la justice

28/02/2019 | AFP

L'ex-ministre canadienne de la Justice a provoqué la pire crise politique du mandat de Justin Trudeau.

Trudeau nie avoir fait pression dans l'affaire SNC-Lavalin

« Les allégations dans le reportage de ce matin sont fausses », a tranché le premier ministre Trudeau.

À la une

Le parti communiste perdra-t-il le monopole du pouvoir en Chine?

BALADO - Quatre scénarios sont possibles pour l'avenir de la Chine, selon un récent livre. Lequel est le plus probable?

Déjà-vu: Metro a tout pour plaire, sauf son évaluation

BLOGUE. Metro performe bien, mais son évaluation est plus élevée qu'avant place la barre encore plus haute.

Comment calculer la valeur intrinsèque d'une entreprise

BLOGUE INVITÉ. Si l’on applique la méthode scientifique, la formule pour calculer cette valeur est relativement simple.