Est-ce que l'Euro résistera jusqu'à la fin de l'année ?

Publié le 28/11/2011 à 13:44, mis à jour le 16/10/2013 à 20:38

Est-ce que l'Euro résistera jusqu'à la fin de l'année ?

Publié le 28/11/2011 à 13:44, mis à jour le 16/10/2013 à 20:38

Par AFP

Le risque de la fin de la zone euro ou de sa fragmentation entre des pays qui iraient de l'avant et d'autres restant au bord de la route est désormais ouvertement évoqué, avec des conséquences imprévisibles tant l'imbrication des différentes économies est étroite.

Ces scénarios, qui paraissaient surréalistes au début de la crise de la dette il y a deux ans, montent en puissance et beaucoup estiment même désormais que l'euro ne passera pas la fin de l'année.

Preuve du pessimisme ambiant, l'agence de notation Moody's vient de tirer la sonnette d'alarme et affirme qu'en l'absence de solution, un risque de "défaillances multiples (...) d'Etats de la zone euro" n'est plus "négligeable".

Une telle hypothèse déboucherait sur un démantèlement de l'euro, plus de douze ans après sa création, avec un risque de réactions en chaîne comme des faillites d'entreprises, un effondrement du système bancaire et des échanges commerciaux, selon des économistes. Cela conduirait à l'affaiblissement de l'Union européenne au plan international.

Dans une étude, la banque helvétique UBS a tenté d'évaluer le coût d'une sortie de la zone euro: selon ses calculs, cela se situerait entre 9.500 euros et 11.500 euros par habitant la première année pour un pays endetté et affaibli, soit près de la moitié de la richesse produite par le pays.

Pour un État du noyau dur de la zone euro, comme l'Allemagne, le coût serait compris entre 6.000 et 8.000 euros par adulte la première année.

La facture dépasserait largement celle de la crise financière de 2008, précipitée par la faillite de la banque américaine Lehman Brothers.

Afin de limiter la casse, le tandem franco-allemand travaille actuellement à plusieurs options pour réformer l'Union européenne et n'exclut pas d'avancer en petit comité si nécessaire, ce qui fait grincer des dents.

Parmi les projets à l'étude, la mise en place d'un mini-traité de renforcement du Pacte de stabilité sur la discipline budgétaire pour les pays de la zone euro qui le souhaiteraient.

"S'il y avait des refus" sur la réforme des traités au niveau de toute l'Union européenne "nous aurions une autre stratégie", éventuellement via des "accords intergouvernementaux", ce qui pourrait exclure certains Etats récalcitrants, avait prévenu jeudi le président français Nicolas Sarkozy lors d'un mini-sommet européen à Strasbourg.

"S'il y a des pays parmi les 27 qui font des difficultés, qui estiment que ce n'est pas possible, on passe alors" aux seuls pays de la zone euro, développe un diplomate européen. "Toutefois, si un ou deux pays de l'Union monétaire ne veut pas participer, on ne se laissera pas retenir par eux", précise-t-il.

Selon une source européenne proche des discussions, les débats vont même plus loin. "L'idée germe" à Paris et Berlin d'avancer avec seulement une poignée de pays de la zone euro qui constitueraient une "avant-garde" avant d'être rejoints par d'autres Etats. Pour la France, il y aurait aussi la volonté de rester par ce biais ancrée coûte que coûte à l'Allemagne, y compris dans l'hypothèse d'une perte de la notation triple A, selon cette source.

Une solution qui pourrait se faire sans révision de traités européens car une "coopération renforcée" peut se mettre en place avec seulement neuf Etats.

Ces projets agacent la Commission européenne.

"Si le but final est de sauvegarder la stabilité de la zone euro, il va de soi que la fragmentation ne sert pas cet objectif, toute proposition doit être basée sur la préservation de l'unité de la zone euro", a répliqué le porte-parole aux Affaires économiques, Amadeu Altafaj, lundi lors d'un point de presse.

Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a aussi rejeté lundi une telle option. "Essayer de créer des divisions même entre les 17 membres de la zone euro et de les organiser en deux groupes différents me semble être une très mauvaise idée", a-t-il dit.

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