Comment faire le ménage de votre portefeuille

Publié le 22/11/2008 à 00:00

Comment faire le ménage de votre portefeuille

Publié le 22/11/2008 à 00:00

Par Bernard Mooney

En cette fin d'année, l'investisseur doit songer à réduire ses gains en capital en vendant des titres déprimés, de façon à utiliser les pertes pour épargner de l'impôt. Dans le contexte actuel, vous n'aurez pas trop de difficulté à trouver des titres perdants !

Évidemment, cela concerne uniquement les titres détenus à l'extérieur des comptes enregistrés comme le REER (ces derniers méritent une attention spéciale).

Il faut se méfier des gestes radicaux. Par exemple, un lecteur m'a mentionné qu'il voulait vendre tous ses titres perdants de façon à emmagasiner les pertes pour l'avenir. Si le principe est sensé, tout vendre me semble excessif. Ce lecteur prévoit racheter les titres après un délai de 30 jours pour respecter les règles fiscales sur les pertes apparentes.

Mais il peut se passer bien des choses en 30 jours. Après l'effondrement des cours boursiers, les principaux indices pourraient exploser de 20 % en quelques séances et faire en sorte que le rachat des titres soit bien plus coûteux.

Ce n'est pas une prédiction. Je ne connais pas l'avenir.

Je sais toutefois que, pour un investisseur à long terme qui est dans la force de l'âge, il n'est pas prudent d'être absent de la Bourse après la dégringolade des derniers mois (si vous êtes retraité ou près de la retraite, c'est une autre histoire).

C'est pourquoi je vous recommande de vendre d'abord les titres perdants, c'est-à-dire ceux que vous avez achetés en fonction d'un scénario qui ne s'est pas réalisé (l'entreprise n'a pas réussi à croître comme prévu, son secteur d'activité décroît subitement, etc.).

Votre premier exercice consiste donc à analyser chacun de vos titres en vous demandant si votre scénario initial tient encore la route. Sinon, voilà déjà une bonne raison de vendre ce titre.

Mais il faut aller plus loin. Puisque le contexte économique a changé depuis cet été, vous devriez vous demander également si le scénario initial tient encore. Je pense en particulier aux secteurs populaires lors du dernier marché haussier, comme les ressources naturelles, qu'il faut vraiment remettre en question.

Il faut aussi tester la solidité de chacun de vos titres. Le climat économique est morose, et la vraie question n'est plus de se demander s'il y aura une récession, mais plutôt quelle sera son intensité et sa durée.

Dans ce contexte, vous devriez vendre immédiatement les titres de sociétés fragiles, soit celles qui sont trop endettées.

Par exemple, une entreprise dont la dette équivaut à trois ou quatre ans de bénéfices est trop endettée (deux ou trois ans si son secteur d'activité est cyclique).

De même, faites attention aux sociétés dont le fonds de roulement est négatif ou qui doivent renouveler leurs emprunts au cours des prochains mois. Ce sont des candidates à une restructuration et, dans ce cas, les actionnaires ordinaires peuvent perdre tout leur capital.

Enfin, vendez tous vos titres spéculatifs, c'est-à-dire ceux de sociétés qui ne font pas de bénéfice et qui, souvent, n'ont même pas récolté de revenus au cours des trois dernières années. Ces titres disparaîtront assurément d'ici quelques années.

REER : éliminez les titres faiblards

Avoir des titres perdants dans un REER est plus frustrant, car vous ne pouvez en tirer aucun avantage fiscal (ces pertes ne peuvent pas servir à réduire vos gains imposables).

Cela ne signifie pas qu'il ne faut jamais vendre ses titres perdants. Si vous ne faites pas régulièrement l'exercice d'éliminer les faiblards, votre portefeuille REER deviendra une poubelle boursière. En fait, il faut appliquer exactement la même discipline pour le REER que pour les titres à l'extérieur du REER.

Il est pénible de vendre des titres perdants et de vivre avec un sentiment d'échec. Mais c'est indispensable pour réussir en Bourse.


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