Roski Composites a le vent dans les voiles

Publié le 03/03/2016 à 13:04

Roski Composites a le vent dans les voiles

Publié le 03/03/2016 à 13:04

Par Pierre Théroux

En 2013, la multinationale québécoise Camoplast envisage de fermer son usine de Roxton Falls, spécialisée en fabrication de matériaux composites. Quatre membres de la direction de l’époque en font alors l’acquisition et prennent le pari de relancer ses activités. Depuis, l’entreprise Roski Composites ne cesse de grandir et de diversifier ses marchés.

Roski Composites a le vent dans les voiles. À preuve : elle vient de commercialiser une première embarcation de plaisance entièrement conçue et fabriquée par cette PME qui, depuis plus de 50 ans, avait fait sa marque comme manufacturier de pièces destinées aux marchés de l’industrie nautique, des transports, et de la construction.

L’Outsider, un voilier dériveur qui a été présenté lors du Salon du bateau et des sports nautiques de Montréal en début février et précédemment à celui de Toronto, est l’oeuvre de la nouvelle division Roski Marine qui planchait sur son développement depuis un an. L’entreprise s’attaque à ce nouveau marché en offrant un voilier « plus simple à gréer, à manoeuvrer, et à un prix beaucoup moins élevé », affirme le président-directeur général, Yves Carbonneau.

En commercialisant un dériveur à moins de 6 000 $, comparativement à des prix variant entre 8 et 12 000 $ pour des embarcations équivalentes des concurrents, Roski souhaite démocratiser et rendre plus agréable la pratique de ce sport nautique qui, selon M. Carbonneau, reprend de la vigueur après un ralentissement marqué par le déclin économique de 2008. L’entreprise peut vendre son dériveur à un prix plus abordable grâce à « notre expertise dans la fabrication en série de pièces en matériaux composites, notre chaîne de production robotisée, et une main-d’oeuvre spécialisée qui nous permettent de réduire les coûts de fabrication », explique-t-il.

Roski Composites vient aussi de mettre en marché une petite remorque destinée au marché des véhicules hors route, comme les VTT. « Notre croissance passe toujours par la conception de composants pour les fabricants d’équipement d’origine, mais aussi par le lancement de nos propres produits », souligne Yves Carbonneau, en précisant que l’entreprise envisage aussi, à plus long terme, de faire des acquisitions pour assurer son développement.

Un fondateur nommé…Bombardier !

Les origines de Roski remontent à 1963 et…Joseph-Armand Bombardier ! Le célèbre inventeur avait alors créé, à Roxton Falls près de Valcourt, une filiale nommée Roski pour la fabrication des composantes en fibre de verre de ses motoneiges. Puis, au fil des ans, son expertise l’a amenée à participer à plusieurs projets majeurs, dont les métros de Montréal et de Mexico. Les sièges du stade Olympique de Montréal sont aussi signés Roski.

En 1982, l’entreprise fait l’objet d’un premier rachat par des membres de la direction qui fondent ainsi Camoplast (devenue Camso l’an dernier) et se consacrent d’abord à la fabrication des chenilles de motoneige. En 1989, elle se lance dans la fabrication de coques et de carrosseries de motomarines pour Bombardier, devenue BRP. Elle grandit ensuite au fil de plusieurs acquisitions et sa clientèle compte parmi des entreprises de l’industrie nautique (BRP, Kawasaki, Polaris), des transports (Volvo, Blue Bird) ou encore de la construction (Caterpillar, John Deere).

En 2013, une baisse anticipée du carnet de commandes d’un client majeur incite Camoplast à vouloir fermer l’usine. « Comme le noyau d’affaires de Camoplast était dans le secteur complètement différent des produits de caoutchouc, les activités de production de l’usine devenaient marginales », explique M. Carbonneau, qui a néanmoins décidé d’en reprendre les rênes avec ses collègues de la direction, Estelle Brouillard, Janick Beauregard, Thierry Marie. « Nous étions convaincu de pouvoir assurer sa pérennité et de trouver de nouveaux débouchés », dit M. Carbonneau qui est arrivé chez Camoplast en 2002 à titre de chargé de projets, avant de devenir directeur de l’ingénierie et du développement des affaires. Les nouveaux dirigeants, qui ont renommé l’entreprise Roski, avaient aussi confiance à l’essor du domaine des produits en matériaux composites et fibre de verre.

Pari tenu, grâce entre autres au maintien de contrats auprès de clients d’envergure comme Kawasaki, puis BRP. D’autres clients sont aussi revenus dans le giron de l’entreprise. Roski, qui a été obligée de réduire ses effectifs de 400 à 90, lors du rachat par ses dirigeants, comptent aujourd’hui plus de 200 employés et prévoient en recruter d’autres en cours d’année.

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