Marie-Eve Ducharme : Pour sauver des vies

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Juin 2015

Marie-Eve Ducharme : Pour sauver des vies

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Édition du 20 Juin 2015

[Photo : Martin Flamand]

Adolescente, en Outaouais, Marie-Eve Ducharme se passionnait pour les sciences. De fil en aiguille, elle s'est découvert une passion pour les affaires. Aujourd'hui, la femme de 35 ans rêve de sauver des vies.

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Attablée à un café de Rosemère, dans les Basses-Laurentides, la pdg de Nüvü Caméras peine à retenir son enthousiasme devant la possibilité, de plus en plus réelle, que les caméras développées par son entreprise contribuent à l'avancement de la médecine.

«Je n'ai jamais vraiment eu de plan de carrière. Mais si on me donnait un million de dollars demain matin, je vous assure que je le réinvestirais dans l'entreprise. Sans blague ! Il n'existe pas de plus beau projet pour moi que celui de pouvoir éventuellement sauver des centaines de vies.»

Cofondée en 2010 avec l'astrophysicien Olivier Daigle, l'entreprise qui loge dans un incubateur de l'Université de Montréal se destinait initialement au secteur de l'astronomie. La NASA a d'ailleurs été sa première cliente !

Rapidement, les caméras ultrasensibles produites par Nüvü ont intéressé le secteur biomédical. Leur grande précision représente en effet une solution de rechange aux isotopes radioactifs utilisés dans le diagnostic du cancer. C'est avec l'espoir de percer ce marché que la bachelière en physique dirige une quinzaine d'employés dans une course folle contre trois sociétés bien établies aux États-Unis, en Irlande et au Japon.

Celle qui jusqu'à tout récemment privilégiait toujours le vélo comme mode de transport se qualifie elle-même de «très fonceuse», avec un goût prononcé pour le «risque calculé». La directrice générale de la Fondation Montréal Inc. le confirme. «C'est manifeste, elle veut faire arriver les choses, dit Liette Lamonde. Mais surtout, elle prend les moyens d'y parvenir. Ce n'est pas donné à tous les entrepreneurs de comprendre ce qui leur manque. Marie-Eve aime avancer, se construire au moyen de multiples formations, quitte à sortir de sa zone de confort.»

La principale intéressée le reconnaît avec un grand sourire : s'entourer de plus forts qu'elle ne lui fait pas peur du tout, que ce soit pour recruter ou pour solliciter des conseils. Elle n'a pas hésité, par exemple, à appeler un dirigeant de CGI lorsqu'elle a peaufiné sa stratégie de commercialisation internationale, ni à prendre contact avec un associé du cabinet d'avocats Robic pour s'y retrouver dans les lois encadrant la propriété intellectuelle.

À l'évidence, Marie-Eve Ducharme n'a jamais compté ses heures. «Mes cours favoris, se souvient-elle, étaient ceux de physique et de chimie. Pas parce que j'étais bonne, mais parce que je me sentais mise au défi.» Devenue maman l'an dernier, l'entrepreneure avoue aspirer aujourd'hui à un meilleur équilibre. Pour elle comme pour les membres de son équipe, «des gens allumés qui aiment innover».

Elle accorde ainsi des horaires flexibles et un minimum de trois semaines de vacances par année. «Une vie équilibrée donne de l'énergie. Et l'énergie ouvre la porte à de meilleures idées. On l'oublie souvent, mais il n'y a pas de créativité sans équilibre !»

Âge : 35 ans

Le sport qui vous fait le plus vibrer ? La danse

Pourquoi ? C’est beau, bon pour la santé, le fun... J’adore ! C’est la seule activité phy- sique que je pratique sans avoir l’impression de m’entraîner.

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