Mylène Chaumont: La petite dynamo de Gatineau

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Juin 2015

Mylène Chaumont: La petite dynamo de Gatineau

Offert par Les Affaires


Édition du 20 Juin 2015

[Photo : Martin Flamand]

«Tout ce que j'entreprends, je le réussis.» Réjean Thibault, directeur de La Cité des affaires au Collège La Cité, en Ontario, sourit en entendant une jeune candidate à un emploi lui lancer cette phrase, en 2004. Il la prend au mot, la mettant au défi de relever les ventes du secteur délaissé de la formation linguistique aux entreprises. «Nous avions très peu de moyens, raconte- t-il. Je lui ai simplement donné pour objectif de ne pas afficher de pertes. Or, dès la première année, elle a fait un profit.»


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En 2006, lorsque Mylène Chaumont quitte la maison d'enseignement pour l'entreprise familiale, la clinique privée gatinoise Sentinelle Santé, elle crée son propre poste de représentante. «Je souhaitais apporter une expertise nouvelle à l'entreprise, et y faire mes classes, plutôt que d'apparaître comme la protégée de mon père», souligne la native de Ville-Marie.


Au moment de reprendre les rênes, en 2010, et bien qu'elle détienne une maîtrise en gestion de projet dont le mémoire portait sur la transmission des entreprises familiales, elle fait appel à Raymond Brunet, président de la firme Ed Brunet et Associés. L'entrepreneur général, dont la société fondée en 1901 en est à sa quatrième génération de dirigeants, accepte de devenir son mentor. «Je ne la connaissais pas du tout, relate Raymond Brunet. Environ 15 minutes après m'avoir appelé, elle était dans mon bureau ! Elle est très dynamique, et au fil des années, elle a appris à canaliser son énergie. Elle met l'accent sur deux ou trois projets, plutôt que de s'éparpiller.»


Bien qu'elle écoute les autres, Mylène Chaumont a une vision claire pour sa clinique. «Je veux perfectionner une approche globale de la santé, qui inclut la prévention, les traitements et les thérapies, et qui place le patient au coeur de la pratique», soutient la dirigeante de 38 ans. Si trop de routine la tue, elle s'anime au contraire lorsque l'occasion se présente d'innover. «J'aime être unique», reconnaît-elle en riant.


Devenue mentor, elle siège au CA de la Chambre de commerce de Gatineau. Elle organise aussi depuis cinq ans une journée entrepreneuriale pour faire mousser l'intérêt des jeunes de la région. Mais ce dont elle est la plus fière, c'est d'avoir réussi à équilibrer sa vie professionnelle, familiale et sociale. «Parfois, il vaut mieux travailler moins d'heures, plus efficacement, assure cette adepte des arts martiaux, mère de deux garçons de sept et neuf ans. Si on néglige sa famille et ses amis, on risque d'en pâtir, et notre travail aussi.»


Âge : 38


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Pourquoi ? J’adore les films d’arts martiaux ! Je fais d’ailleurs du kick-boxing et mes enfants pratiquent le jujitsu.


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