Copenhague : objectif carboneutre, un vélo à la fois

Offert par Les Affaires


Édition du 11 Juin 2016

Copenhague : objectif carboneutre, un vélo à la fois

Offert par Les Affaires


Édition du 11 Juin 2016

Par Julie Cailliau

Morten Kabell, le maire de Copenhague responsable du transport, soutient que de 75 à 80 % des cyclistes circulent toute l’année et que 60 % des déplacements pour le travail et les études se font à vélo.

Copenhague est connue mondialement pour les centaines de cyclistes qui sillonnent ses rues. Ça ne lui suffit pas. Elle met en place des technologies et des politiques qui devraient faire d’elle la ville où il est possible de se passer de voiture individuelle.

 Déjà, on déneige les pistes cyclables avant les rues, et les feux de circulation sont synchronisés sur la vitesse des vélos (20 km/h), vers le centre-ville le matin et dans le sens opposé le soir. Un projet-pilote est en cours pour permettre aux cyclistes de démarrer quelques secondes avant les voitures. « De 75 à 80 % des cyclistes circulent toute l’année, et 60 % des déplacements pour le travail ou les études se font à vélo, mais nous pensons que nous sommes encore loin d’avoir atteint le maximum, a expliqué Morten Kabell, le maire de Copenhague responsable du transport, lors de la Mission Villes intelligentes organisée par les Événements Les Affaires qui a eu lieu à la fin de mai. Nous envisageons de construire un réseau de routes pour les vélos qui soit comparable à celui des autoroutes. »

Récemment, la Ville a évalué qu’un nouveau pont cycliste enjambant un canal vers le centre-ville a encouragé 300 000 personnes à laisser tomber leur voiture pour se rendre au travail.

Reste qu’à eux seuls, les vélos ne feront pas de Copenhague une ville carboneutre d’ici neuf ans. La Ville diversifie son approvisionnement en énergie en s’orientant vers la biomasse, l’éolien, le solaire, les mesures d’efficacité énergétique et l’éclairage public intelligent. Presque tout (98 %) le chauffage des bâtiments provient du réseau de la ville.

Pour aller plus loin, reconnaît Morten Kabell, il faudra plus de dialogue en matière de transport. Comprendre : les vélos ne font pas l’unanimité. À Amsterdam, une autre ville qui leur fait la part belle, notre chauffeur de bus qualifiait les cyclistes de kamikazes.

Copenhague devra aussi renforcer la collecte des déchets organiques, qui se fait actuellement sur une base volontaire, et celle des matières plastiques. Le maire envisage également de détourner le trafic automobile superflu. Enfin, la ville devra transformer sa flotte d’autobus, qui carbure encore au diesel.

Tout cela en mode intelligent : « Les entreprises sont les bienvenues, nous les encourageons à venir faire des tests », dit le maire Kabell.

Découvrez notre dossier Mission Villes intelligentes

 

 

 

 

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