Sirius Conseils a appris de ses erreurs


Édition du 01 Mars 2014

Sirius Conseils a appris de ses erreurs


Édition du 01 Mars 2014

Par Denis Lalonde

Il faut parfois commettre des erreurs pour remettre un plan d'affaires sur les rails. C'est la leçon qu'a apprise à la dure Benoît Godbout, pdg de Sirius Conseils, qui offre des services et des produits liés à la gestion de projets. Malgré des ratés majeurs, M. Godbout a maintenu le cap. Tant et si bien qu'en 2013, l'entreprise a doublé de taille (revenus et nombre d'employés), ce qui lui a permis d'être l'un des finalistes du prix PDG de l'année Investissement Québec 2014.

«Depuis la fondation de l'entreprise en 1999, j'avais toujours voulu avoir une offre combinée de produits et de services. Nous étions alors en développement et en exploitation informatique, et je ne voulais pas me limiter à placer des ressources chez nos clients. Pour y parvenir, nous avons amorcé en 2003 un virage pour transformer Sirius en une entreprise de services informatiques en gestion de projets», raconte-t-il.

M. Godbout et ses associés décident d'aller de l'avant malgré l'avis d'un comité consultatif qui jugeait le plan trop ambitieux.

«Après le virage, on a connu des ratés. En 2003, personne ne savait ce qu'était la gestion de projets. Nous avions mal évalué les répercussions liées au virage. Le chiffre d'affaires a périclité et il a fallu se ressaisir», explique-t-il.

De 2003 à 2004, la société enregistre 16 mois consécutifs de pertes, ce qui a amené le départ d'un associé. Sirius amorce le développement d'une certification PMP (Project Management Professional), qui requiert une accréditation auprès du Project Management Institute, un organisme à but non lucratif dont le siège social est à Philadelphie.

«Nous avions remarqué que la certification internationale PMP était offerte aux États-Unis, mais pas au Canada. Nous avons donc décidé de développer le cours, qui a été lancé en février 2005. Ce fut un succès instantané», dit-il.

En parallèle, Sirius veut tabler sur son expérience en développement informatique pour élaborer des produits liés à la gestion de projets. Deux ans et quelques millions de dollars plus tard, l'initiative est un échec commercial.

«Cet échec a été très formateur. Plutôt que de tout développer nous-mêmes, nous avons décidé d'acheter des produits déjà conçus. En parallèle, on a commencé à construire toute notre offre de formation, qui compte aujourd'hui 25 cours», dit-il.

Grâce à la stratégie de croissance organique et par acquisitions, Sirius a finalement pu mettre en place une offre hybride combinant services et produits. Le chiffre d'affaires est passé de 8,7 M$ en 2012 à 17 M$ en 2013, et le nombre d'employés, de 100 à 200 durant la même période.

Sirius a aussi ajouté la certification Certified Business Analysis Professional (CBAP), qui s'adresse aux analystes d'affaires, à son offre. En continuant sur sa lancée, Benoît Godbout croit que l'entreprise peut générer un chiffre d'affaires de 25 M$ en 2014.

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