Pfizer estime à 15 G$ les ventes sur son vaccin en 2021

Publié le 02/02/2021 à 08:51, mis à jour le 02/02/2021 à 13:40

Pfizer estime à 15 G$ les ventes sur son vaccin en 2021

Publié le 02/02/2021 à 08:51, mis à jour le 02/02/2021 à 13:40

Par AFP
Des doses du vaccin de Pfizer/BioNTech contre la COVID-19

Le vaccin de Pfizer contre la COVID-19 pourrait lui rapporter jusqu'à 15 milliards en 2021. (Photo: Getty Images)

Le groupe pharmaceutique américain Pfizer (PFE) estime que les ventes de son vaccin anti-COVID-19, développé en partenariat avec BioNTech, atteindront environ 15 milliards de dollars en 2021, une somme colossale qui pourrait augmenter si le laboratoire signe des contrats supplémentaires.

Ce vaccin serait ainsi un des plus gros « blockbusters » de l’histoire de la pharmacie.

Pfizer s’attend par ailleurs à dégager sur ce produit une marge avant impôt d’environ 25 % à 30 %, détaille un communiqué mardi.

Le groupe a déjà vendu au quatrième trimestre pour 154 millions de dollars du vaccin, autorisé dans plusieurs pays en décembre, et il en avait distribué 65 millions de doses au 31 janvier. 

Mais comme d’autres fabricants de vaccins anti-COVID-19, Pfizer peine à répondre à la demande. 

Il avait ainsi annoncé mi-janvier un ralentissement temporaire des livraisons dans l’Union européenne à la suite de modifications de la chaîne de production de l’usine belge de Puurs, ce qui avait provoqué l’irritation de plusieurs gouvernements européens.

Pfizer, qui s’est notamment engagé à livrer 200 millions de doses aux États-Unis d’ici fin mai et 300 millions au total à l’Union européenne, a passé des accords avec les laboratoires suisse Novartis et français Sanofi pour qu’ils aident à la fabrication.

Pfizer et BioNTech espèrent pouvoir produire au total deux milliards de doses de leur vaccin anti-COVID-19 d’ici la fin de l’année, en comptant six doses par flacon - ils avaient initialement prévu d’en inclure que cinq doses. 

Il est « de plus en plus probable » que le vaccin contre la COVID-19 représentera une source régulière de revenus, comme pour la grippe, a souligné le PDG Albert Bourla lors d’une conférence téléphonique : il va sans doute falloir faire des rappels régulièrement pour maintenir un niveau d’immunité satisfaisant dans l’ensemble de la population et peut-être contrer la menace de nouveaux variants.

 

Prévisions de bénéfices relevées

Pour Pfizer, 2020 a représenté « la culmination de son évolution » vers une entreprise plus tournée vers son cœur de métier et l’innovation, a relevé M. Bourla.  

Pfizer s’est notamment séparé en novembre de sa filiale de médicaments non brevetés Upjohn pour la fusionner avec Mylan et former Viatris. Il avait aussi finalisé en 2019 la création d’une coentreprise avec le britannique GlaxoSmithKline dans les médicaments sans ordonnance.

Le groupe, qui avait fourni début janvier une première estimation de son bénéfice par action ajusté, l’a relevée à la suite de calculs plus affinés sur les potentiels revenus tirés du vaccin : il s’attend désormais à un bénéfice par action ajusté compris entre 3,10 et 3,20 dollars contre 3,00 à 3,10 dollars auparavant. 

Ce bénéfice est l’indicateur surveillé par les milieux financiers pour mesurer la rentabilité d’une entreprise car il ne prend pas en compte des éléments externes à la performance comme les impôts et certains coûts.

Le chiffre d’affaires total en 2021 devrait atteindre 59,4 à 61,4 milliards de dollars, ce qui correspondrait à une augmentation comprise entre 42 % et 47 %. 

Ces prévisions, souligne Pfizer, sont basées sur l’hypothèse d’une « reprise continue de l’activité macroéconomique et de la santé tout au long de 2021 au fur et à mesure que les populations seront vaccinées contre la COVID-19 ».

Au quatrième trimestre 2020, le chiffre d’affaires de Pfizer a augmenté de 12 % à 11,7 milliards de dollars. Il a été porté par la progression des ventes de traitements contre différents types de cancer (+23 %) et de l’ensemble des vaccins du groupe (+17 %).

Le groupe a en revanche vu les ventes de quelques médicaments vedettes reculer, comme celles du traitement de sevrage tabagique Champix aux États-Unis en raison de la perte d’un brevet et d’une baisse des visites de prévention chez le médecin. 

Le laboratoire a dégagé un bénéfice net de 534 millions de dollars sur la période.

Sur l’ensemble de l’année, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 2 % à 41,91 milliards de dollars tandis que son bénéfice net a reculé de 41 %, à 9,6 milliards de dollars. 

Pfizer a versé à ses actionnaires 8,4 milliards de dollars de dividendes. 

 

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