Comment ont-ils fait ça: Hugue Meloche, Groupe Meloche

Offert par Les Affaires


Édition du 25 Octobre 2014

Comment ont-ils fait ça: Hugue Meloche, Groupe Meloche

Offert par Les Affaires


Édition du 25 Octobre 2014

Par Dominique Froment

Hugue Meloche, Président et chef de la direction, Groupe Meloche [Photo: Martin Flamand]

Hugue Meloche, Président et chef de la direction, Groupe Meloche

Rang dans les 300 : 185

Croissance du nombre d'employés : 32 %

Ça fait plus de 15 ans que les dirigeants de Bombardier ont la CSeries en tête. Une preuve, s'il en faut, que dans l'industrie de l'aéronautique, les décisions sont longues à porter leurs fruits. Et le Groupe Meloche commence à peine à récolter les siens.

«Au milieu des années 2000, nous avons fait une réflexion stratégique à la suite de laquelle nous avons décidé de nous concentrer progressivement sur l'aéronautique», explique Hugue Meloche, président et chef de la direction de la PME de Salaberry-de-Valleyfield.

Jusque-là, Meloche était diversifiée dans plusieurs secteurs comme les télécommunications, l'automobile et le secteur industriel, entre autres. «Nous avons compris que nous ne pouvions pas être les meilleurs dans plusieurs domaines.»

Meloche, qui produit maintenant des petites pièces de métal pour les avions, dont près d'une centaine pour la CSeries de Bombardier, a plutôt opté pour une diversification à l'intérieur même de l'industrie de l'aéronautique : la défense, les satellites, les avions d'affaires, les avions commerciaux et les hélicoptères.

Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, Bombardier n'est pas le principal client de la PME, qui présente une belle brochette de clients de prestige, dont Pratt & Whitney, Triumph Group, un sous-traitant de Boeing, et Aerolia et Mecachrome, des sous-traitants d'Airbus. L'entreprise de 145 employés exploite aussi une usine à Bromont, à proximité de son client le plus important, GE Aviation.

Hugue Meloche admet avoir une stratégie de croissance agressive : de 15 à 20 % par année pour les cinq prochaines années au moins, sans compter les acquisitions qu'il prévoit réaliser. D'ailleurs, deux entreprises sont déjà sur son écran radar. «Nous voulons être présents dans tous les systèmes de l'appareil», précise-t-il, ajoutant que les trains d'atterrissage, notamment, lui échappent encore.

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