Bourse: Wall Street termine en baisse, perturbée par la Chine

Publié le 09/11/2018 à 09:32, mis à jour le 09/11/2018 à 16:50

Bourse: Wall Street termine en baisse, perturbée par la Chine

Publié le 09/11/2018 à 09:32, mis à jour le 09/11/2018 à 16:50

[Photo: Getty Images]

REVUE DES MARCHÉS. Wall Street a terminé la semaine sur une baisse vendredi, affaiblie par des perspectives économiques décevantes en Chine, ce qui n’a toutefois pas empêché les indices de terminer la semaine sur une confortable hausse. Toronto a quant à elle été affaiblie par la chute du prix du baril de pétrole.


Selon les résultats définitifs à la clôture, l’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 0,77 %, à 25 989,30 points.


L’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a lâché 1,65 %, à 7 406,90 points.


L’indice élargi S&P 500 a abandonné 0,92 % à 2 781,01 points.


À Toronto, l’indice S&P/TSX a terminé la semaine avec un recul de 0,54 % à 15 274,44 points, tiré vers le bas par le secteur de l’énergie.


Le huard a perdu 0,38 % de sa valeur à 0,7572 dollar américain.


Sur la semaine, le Dow Jones a pris 2,8 %, sa plus forte hausse hebdomadaire depuis juin, le S&P 500 2,3 %, et le Nasdaq 0,7 %.


« On observe des signes très nets de ralentissement de la conjoncture en Chine. Or là où une guerre commerciale peut se régler par la négociation, le ralentissement économique est un problème beaucoup plus profond » notamment pour les débouchés de nombreuses entreprises américaines, a indiqué Gregori Volokhine, gérant de portefeuille pour Meeschaert Financial Services.


Après la publication vendredi d’indicateurs liés aux prix à la production et au marché automobile chinois, « les marchés asiatiques avaient déjà connu une séance médiocre » vendredi, a signalé Karl Haeling de LBBW.


De plus, la guerre commerciale que se livrent Washington et Pékin montrait peu de signes d’amélioration. 


À couteaux tirés, les dirigeants des deux capitales ont multiplié les mises en garde réciproques vendredi lors d’une réunion ministérielle à Washington, tout en assurant vouloir renforcer leur coopération et éviter une nouvelle « guerre froide ».


Les ministres américains des Affaires étrangères et de la Défense se sont ainsi entretenus avec leurs homologues chinois, notamment pour préparer la rencontre entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping prévue en marge du sommet du G20 à la fin du mois.


Côté américain, de fortes hausses dans les prix des biens alimentaires et du carburant ont fait monter l’indice des prix à la production (PPI) en octobre à 0,6 % sur un mois, sa plus forte progression depuis plus de six ans. 


Cet indice s’inscrit dans une tendance de hausse des coûts des entreprises américaines, et par effet d’entraînement des prix qu’elles pratiquent, l’un des principaux enseignements de la saison en cours des résultats trimestriels des entreprises.


Ce climat pourrait encourager la Banque centrale américaine (Fed), chargée de surveiller l’inflation, à adopter une position plus agressive sur ses hausses de taux, renchérissant d’autant plus les coûts d’emprunt pour les ménages et les entreprises.


Sur le marché obligataire, le taux d’intérêt américain sur la dette à 10 ans reculait vers 16H20 à 3,182 %, contre 3,183 % jeudi soir, celui de la dette à 30 ans baissait à 3,387 %, contre 3,434 % la veille.


 


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