Taux directeur : des économistes mettent en garde la Banque du Canada

Publié le 19/04/2010 à 16:07

Taux directeur : des économistes mettent en garde la Banque du Canada

Publié le 19/04/2010 à 16:07

Par La Presse Canadienne

Ce printemps, M. Carney s'est engagé à ne pas augmenter les taux d'ici à la fin du deuxième trimestre de 2010. Photo : Bloomberg

Bien que minoritaires, certains économistes conseillent à la Banque du Canada de résister le plus longtemps possible à la tentation d'augmenter ses taux d'intérêt.

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L'un d'eux, Carl Weinberg, de la société américaine High Frequency Economics, affirme que l'économie canadienne n'est pas aussi forte que ne le laissent entendre les plus récentes données, et que l'inflation se trouve à des niveaux acceptables.

La banque centrale canadienne pourrait facilement maintenir jusqu'à l'an prochain ses taux à leurs niveaux actuels _ les plus bas jamais enregistrés _ sans craindre que l'inflation ne devienne hors de contrôle, a-t-il estimé.

Cette opinion va à l'encontre de celle que partagent la plupart des économistes, qui croient que le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, commencera à augmenter les taux en juillet, voire même possiblement en juin.

M. Carney devrait donner une bonne idée des choses à venir mardi, alors qu'il procédera à une annonce sur les taux d'intérêt.

Personne ne croit que le gouverneur de la banque centrale bougera cette semaine en ce qui a trait au taux directeur, qui se trouve actuellement à 0,25 pour cent. Il devrait cependant faire de nouvelles prévisions quant à la croissance et à l'inflation, tout en donnant une indication du moment auquel il compte agir.

Ce printemps, M. Carney s'est engagé à ne pas augmenter les taux d'ici à la fin du deuxième trimestre de 2010, à moins que l'inflation ne devienne une source de préoccupation.

Le mois dernier, Statistique Canada a fait état d'une inflation de base _ qui exclut les prix des éléments les plus volatils, comme ceux de l'énergie _ de 2,1 pour cent en février et d'une inflation d'ensemble de 1,6 pour cent, dans les deux cas dans la fourchette cible d'un à trois pour cent établie par la banque centrale.

 

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