Sables bitumineux: la Caisse réplique à l'IREC

Publié le 14/02/2012 à 17:16, mis à jour le 15/02/2012 à 11:13

Sables bitumineux: la Caisse réplique à l'IREC

Publié le 14/02/2012 à 17:16, mis à jour le 15/02/2012 à 11:13

La Caisse de dépôt et placement du Québec n’a que 2 milliards de dollars (G$) investis dans les sables bitumineux de l’Alberta et non 5,4G$ comme le prétend l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) dans une étude rendue publique ce matin (14 février).

«C’est n’importe quoi cette étude, a lancé Maxime Chagnon, porte-parole de la Caisse. L’IREC prend pour acquis que les sociétés qu’il mentionne sont 100% dans les sables bitumineux alors qu’elles ont bien d’autres activités.»

Les sociétés citées par l’IREC sont Enbridge Inc., Enbridge LLP (une filiale de la précédente), Suncor et Canadian Natural Resources.

«La Caisse possède 20 G$ en actions canadiennes, dont 4,8 G$ dans le secteur de l’énergie, poursuit M. Chagnon. Si on ne tient compte que des activités de ces entreprises dans les sables bitumineux, on arrive à 2 G$. C’est deux fois et demie moins que ce que prétend l’étude de l’IREC.»

Pour ce qui est des investissements de la Caisse qui seraient moindres dans Hydro-Québec que dans les sables bitumineux, M. Chagnon affirme que la Caisse détient pour 5,6G$ d’obligations d’Hydro-Québec. La Caisse possède pour 20,5G$ en actions et placements privés au Québec.

«La Caisse assume pleinement ses investissements dans le secteur pétrolier, a expliqué à Les Affaires M. Chagnon. Le secteur de l’énergie, c’est 27% de l’indice TSX de la Bourse de Toronto, comparativement à 24% à la Caisse. On ne peut pas boycotter ce marché-là au Canada.

«De toute manière, nos investissements dans le secteur de l'énergie ne diminuent en rien notre capacité d’investir au Québec, insiste M. Chagnon. On veut bien investir dans les énergies renouvelables – on a d’ailleurs récemment investi 25 M$ dans Boralex – mais les occasions d’investissement sont encore beaucoup trop rares dans ce secteur.

«Il ne faut pas oublier que notre mandat est aussi de générer de bons rendements pour nos clients. Et comme la demande de pétrole est croissante partout dans le monde, les rendements sont très intéressants. Il faut être là où ça se passe. Et puis on est mieux placés comme actionnaires des pétrolières pour influencer leurs bonnes pratiques.»

Lire aussi Sables bitumineux: les investissements de la Caisse pointés du doigt

Lire le Blogue de François Pouliot : La caisse et le pétrole sale: L'IREC exagère

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