Les baisses de production de l'OPEP font grimper le prix du baril

Publié le 18/02/2019 à 10:42

Les baisses de production de l'OPEP font grimper le prix du baril

Publié le 18/02/2019 à 10:42

Par AFP
Une raffinerie en Arabie saoudite.

(Photo:123RF)

Les cours du pétrole grimpaient lundi en cours d’échanges européens, dopés par les négociations sino-américaines et le respect par l’OPEP de ses engagements de réduire son offre.

Vers 10H00, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 66,44 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 19 cents par rapport à la clôture de vendredi.

À New York, le baril de WTI américain pour le contrat de mars gagnait 42 cents à 56,01 dollars une heure après son ouverture.

Les cours ont atteint leur plus haut niveau en trois mois, à 66,83 dollars pour le Brent vers 03H30 et à 56,27 dollars pour le WTI vers 9H00.

« Il semblerait que les baisses de production de l’OPEP fonctionnent », a résumé Neil Wilson, analyste chez Markets.com.

Depuis début janvier, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses partenaires, dont la Russie, doivent appliquer des limitations de production plus strictes, comme ils l’avaient promis début décembre.

Si la Russie n’a pas encore énormément réduit sa production, l’autre géant pétrolier du groupe, l’Arabie saoudite, a limité ses exportations encore plus qu’il ne l’avait annoncé et a promis de nouvelles baisses en mars.

« Il faut reconnaître qu’une partie de cette baisse n’est pas volontaire », a cependant souligné Tamas Varga, analyste chez PVM, alors que deux membres de l’OPEP, l’Iran et le Venezuela voient leurs exportations limitées par des sanctions de Washington.

« Les craintes des marchés » sur les sanctions commerciales que s’infligent les États-Unis et la Chine « se sont apaisées », ce qui profite aux prix, a également souligné M. Wilson.

Après une semaine de négociations à Pékin et avant une autre à Washington, le président américain Donald Trump a affirmé que les discussions se passaient « extrêmement bien », même si des questions « très difficiles » restaient encore à régler, selon son négociateur en chef.

Cet optimisme du marché a par ailleurs pesé sur le dollar, valeur refuge. Cela rend le prix du baril, fixé en monnaie américaine, plus attractif pour les investisseurs utilisant d’autres devises.

Plusieurs analystes appelaient toutefois à la prudence.

« Le principal risque de baisse des prix est clairement une croissance mondiale plus faible qu’attendu, qui pèserait alors sur la croissance de la demande » de pétrole, ont prévenu les analystes de Société Générale.

« Le conflit commercial entre les deux plus grandes économies n’a pas été évité », a souligné pour sa part M. Varga.


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