Couche-Tard blindée pour parer à presque toute éventualité

Publié le 20/03/2019 à 16:26

Couche-Tard blindée pour parer à presque toute éventualité

Publié le 20/03/2019 à 16:26

Par AFP

(Photo: Roméo Mocafico)

Maintenant qu’elle a digéré ses deux dernières bouchées prises dans le marché nord-américain, Alimentation Couche-Tard (ATD.B) croit être capable de profiter de « presque toutes les occasions qui se présentent devant elle ».


La multinationale québécoise, qui a affiché un bénéfice record au troisième trimestre, a également abaissé son niveau d’endettement ajusté, qui est maintenant de 2,38 fois le bénéfice d’exploitation ajusté.


« À ce stade-ci, je crois qu’il y a très peu d’occasions que nous ne pensons pas pouvoir gérer avec notre infrastructure actuelle », a expliqué le président et chef de la direction de Couche-Tard, Brian Hannasch, mercredi, dans le cadre d’une conférence téléphonique avec les analystes, au lendemain de la publication des résultats trimestriels.


Celui-ci a estimé que l’exploitant de dépanneurs et stations-service était « en avance » sur son échéancier en ce qui a trait à l’intégration de CST Brands et Holiday, deux transactions dont la valeur totale avoisine les 6 milliards $ US.


La clôture de ces deux acquisitions avait eu lieu au cours de l’année financière 2018.


Interrogé par les analystes, le grand patron de Couche-Tard a néanmoins répété qu’il avait l’intention de conserver une « approche disciplinée » dans un marché où il y a, pour le moment, une activité considérable.


« En termes de capacité, nous offrons une empreinte unique dans une industrie très fragmentée », a dit M. Hannasch.


Établie à Laval, l’entreprise connue pour son logo au hibou dispose d’un réseau d’environ 16 000 points de vente répartis au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Amérique latine, en Asie ainsi qu’au Moyen-Orient. Au sud de la frontière, où elle exploite notamment l’enseigne Circle K, Couche-Tard est présente dans 48 des 50 États américains.


Au cours de la période de trois mois terminée le 3 février, le détaillant a engrangé un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 612,1 millions $ US, en hausse de 27 pour cent sur un an, alors que les revenus ont augmenté de 4,6 pour cent pour atteindre 16,5 milliards $.


Sur une base ajustée, en excluant les éléments non récurrents, le bénéfice a plus que doublé, s’établissant à 609 millions $ US, ou 1,08 $ par action, soit neuf cents US de moins que la prévision des analystes sondés par Thomson Reuters.


Malgré tout, à la Bourse de Toronto, l’action l’exploitant de dépanneurs et de stations-service a gagné deux cents, ou 0,03 pour cent, pour clôturer à 72,20 $.


Par ailleurs, Couche-Tard, qui se prépare à exploiter une boutique privée de vente de cannabis à London, en Ontario, dans le cadre de son partenariat avec l’ontarienne Canopy Growth, s’est montrée ouverte à aller plus loin, autant au Canada qu’aux États-Unis.


« Nous sommes en train de comprendre cette catégorie et d’en apprendre davantage sur cette clientèle », a dit M. Hannasch.


La semaine dernière, le président et chef de la direction de Canopy Growth, Bruce Linton, avait évoqué, au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, une collaboration plus grande entre les deux partenaires.


Il avait notamment évoqué la taille du réseau mondial de Couche-Tard pour éventuellement offrir, lorsque cela sera légal, des produits contenant du cannabidiol, un des composés également présents dans le cannabis.


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