Investir: «C’est le temps de garder plus de liquidités»

Publié le 20/11/2018 à 11:41

Investir: «C’est le temps de garder plus de liquidités»

Publié le 20/11/2018 à 11:41

Par Stéphane Rolland

Photo:123RF

Rester sur les lignes de côté n’est plus un gage d’appauvrissement. Goldman Sachs recommande maintenant à ses clients d’augmenter le poids de leurs liquidités dans leur portefeuille.

«Les investisseurs devraient maintenir leur exposition aux actions, mais augmenter la pondération de leur encaisse», commente David Kostin, stratège de Goldman Sachs, dans une note citée par Bloomberg. «Les liquidités deviennent attrayantes pour une première fois depuis plusieurs années.»

L’encaisse a effectivement été un pari perdant dans les dernières années. En raison des taux d’intérêt à un creux historique, les rendements obtenus sur les marchés monétaires étaient insuffisants pour se protéger de l’inflation.

Ce n’est plus le cas (aux États-Unis du moins), note M. Kostin. Les fonds de marchés monétaires procurent maintenant un rendement supérieur à 2%, ce qui permet de dépasser le rythme de l’inflation, souligne-t-il. Si la Réserve fédérale (Fed) augmente son taux directeur en décembre, l’encaisse pourrait devenir encore plus attrayante aux États-Unis.

Le commentaire est dévoilé lors d’un jour de grande nervosité à Wall Street tandis que les principaux indices ont ouvert la séance en forte baisse, plombés par les technos et le détaillant Target. Les capitalisations boursières du club technologique des FAANG (Facebook, Apple, Amazon, Netflix et Google) a effacé 1 billion de dollars américains depuis leurs sommets de 52 semaines.

Malgré sa prudence, M. Kostin anticipe tout de même de modestes gains pour 2019. Il prévoit que le S&P 500 terminera l’année à 2 850 points, ce qui représenterait un gain de 5,6% par rapport au cours de la fermeture l’an dernier. M. Kostin table aussi sur une hausse de 5% à 3000 points en 2019. Il s’agit de son «scénario de base » auquel il alloue 50% de chance de se concrétiser.

À 30% de probabilité, son scénario «pessismitse» est que l’anticipation d’une récession en 2020 pèse sur le S&P 500 qui terminerait 2019 à 2500 points. À 20% de probabilité, son scénario optimiste établit une cible de 3 400 points pour le S&P 500, si la croissance économique reste vigoureuse pour une plus longue période de temps.

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