À la Bourse, répondez présent!

Publié le 20/09/2013 à 14:00

À la Bourse, répondez présent!

Publié le 20/09/2013 à 14:00

BLOGUE. C’est un fait qui a été documenté par de nombreux observateurs : à long terme, la plupart des investisseurs obtiennent des rendements largement inférieurs à ceux des indices boursiers. Or, la principale cause est que ces investisseurs sont à la Bourse à temps partiel, décidant d’investir seulement une fois que les marchés ont beaucoup augmenté. C’est probablement le cas de plusieurs qui, après avoir été échaudés par la crise de 2008, s’étaient placés sur les lignes de côté au cours des dernières années pour revenir en bourse au cours des derniers mois. Les mêmes investisseurs ont malheureusement le mauvais réflexe de tout vendre lorsque les bourses culbutent et que tout semble noir.

Le même constat peut aussi s’appliquer aux adeptes du market timing, ces investisseurs qui tentent de jouer aux plus fins avec la bourse et d’y entrer lorsque les cours sont bas pour vendre quand ils atteignent un sommet. Rares sont ceux qui sont capables de prévoir les corrections boursières, encore moins de le faire à répétition. Voilà à mon avis une bonne façon d’amputer ses rendements boursiers à long terme en ratant les poussées haussières souvent subites de la Bourse, en multipliant les commissions et en payant des impôts inutiles.

À ce sujet, je viens de mettre la main sur une petite étude fort intéressante qu’a préparée Fidelity Investments. Selon cette étude, un investisseur qui aurait placé une somme théorique de 10 000 $ le 1er janvier 1980 dans l’indice américain S&P 500 et qui ne lui aurait pas touché jusqu’au 31 décembre 2012, aurait vu la valeur de son investissement atteindre 332 502 $. Il s’agit là d’un rendement annuel composé de 11,2 % pendant 33 ans.

Par contre, si ce même investisseur avait raté les cinq meilleurs jours boursiers pendant cette période, la valeur de son investissement au 31 décembre 2012 n’aurait été que de 215 273 $, pour un rendement de 9,7 %. S’il avait manqué les 10 meilleurs jours, elle n’aurait été que de 160 340 $ (8,8 %).

Toutes les études le démontrent, la meilleure façon de réussir en bourse est d’y rester présent en tout temps et de ne pas se laisser influencer par la volatilité des cours et par ses émotions. C’est pourquoi nous avons ajouté un quatrième P à notre devise de la première heure, qui se lit maintenant : Prévoyance, Prudence, Patience… et Présence.

Philippe Le Blanc, CFA, MBA

À propos de ce blogue : Philippe Le Blanc est gestionnaire de portefeuille chez COTE 100 et éditeur de la Lettre financière COTE 100.

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