Le parc industriel Alta, future porte d’entrée pour le Québec

Publié le 08/03/2019 à 15:54

Le parc industriel Alta, future porte d’entrée pour le Québec

Publié le 08/03/2019 à 15:54

Après une bataille juridique qui a stoppé son expansion pendant presque dix ans, le parc industriel privé Alta prend un nouveau départ. L’entreprise a près de 18 millions de pieds carrés à développer dans son site de Coteau-du-Lac, à proximité de Montréal. Son président, Pierre Latreille, viendra parler des difficultés surmontées et de sa stratégie de positionnement lors de la conférence Développement économique, présentée par les Événements Les Affaires le 25 avril à Montréal.

Quand avez-vous entrepris vos démarches de dézonage ?

Pierre Latreille : En 1987, j’ai acheté 33,5 millions de pieds carrés de terrains. Deux ans après, on en dézonait la moitié. Il a fallu une quinzaine d’années pour développer cette première phase qui a pris fin avec la vente d’un terrain de 7,5 millions de pi2 pour le centre de distribution de Canadien Tire. Comme les terrains qui nous restaient étaient encore zonés agricoles, on a commencé les démarches de dézonage en 2007. Ça s’est terminé en 2017 avec un décret du gouvernement du Québec en notre faveur.

Comment s’est déroulée cette expérience ?

P.L. : Ce fut une aventure très difficile. Comme la Commission de protection du territoire agricole a accepté de dézoner seulement le quart de ce qu’on demandait, on a fait appel au Tribunal administratif du Québec. Il nous a donné raison, mais la CPTAQ a fait appel trois fois par la suite. Ça s’est rendu jusqu’à la Cour d’appel du Québec. Chaque fois, on a gagné. Cette bataille juridique nous a coûté une fortune en honoraires d’avocats, d’urbanistes et d’autres professionnels. Et pendant tout ce temps, on ne pouvait pas développer notre parc industriel.

Et maintenant ? Avez-vous commencé à approcher des entreprises ?

P.L. : En soustrayant les milieux humides à préserver, on a 17,5 millions de pieds carrés à vendre. Je ne peux pas donner de noms, mais on travaille sur plusieurs dossiers. On espère faire des annonces cette année. Pour accélérer le développement, on a d’ailleurs conclu un partenariat avec Broccolini, un important constructeur industriel qui travaille partout au Canada. L’entrepôt d’IKEA à Beauharnois et celui d’Amazon en Ontario, c’est lui. Grâce à ce partenariat, on peut offrir un forfait clé en main aux entreprises qui veulent s’installer chez nous : le terrain, la conception-construction et même le financement.

Bannière présentant la conférence Développement économique

Quels types d’entreprises souhaitez-vous attirer dans votre parc ?

P.L. : Même si on peut recevoir des usines de fabrication, notre parc industriel se positionne dans le domaine logistique. On vise donc des centres de distribution et des entreprises de transport. Notre grand concurrent, c’est le parc industriel de Cornwall, en Ontario. Il accueille plusieurs entreprises qui desservent le Québec. Pendant qu’on était devant les tribunaux, il a eu le champ libre. Mais maintenant, c’est fini. C’est nous la porte d’entrée du Québec !

Quels sont vos atouts pour vous distinguer face à la concurrence ?

P.L. : À Coteau-du-Lac, les taxes municipales sont beaucoup moins élevées qu’à Cornwall. Et il n’y a pas de taxes d’affaires. De plus, notre parc est situé à proximité des autoroutes, du port de Valleyfield, du terminal intermodal CSX et de la frontière ontarienne. Il y a même une desserte du chemin de fer Canadien National qui passe dans notre parc. Nous avons donc une localisation stratégique.

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