Le climat n'a jamais été si propice

Publié le 08/06/2013 à 00:00

Le climat n'a jamais été si propice

Publié le 08/06/2013 à 00:00

Si vous avez besoin de financer ou de refinancer votre entreprise, sachez que la période n'a jamais été si propice.

«Les banques sont agressives, parce qu'elles font moins d'hypothèques résidentielles et qu'elles ont plus d'argent à prêter ; le terrain est fertile pour le financement d'entreprises, affirme Jean DesRochers, directeur principal de Richter. La Banque de développement du Canada m'appelle régulièrement parce qu'elle cherche des projets.»

Mais attention, nos experts sont unanimes : les banquiers demeurent très sélectifs. Si vous avez un bon projet cependant, il y a plusieurs années que le moment n'a pas été aussi favorable au financement.

«Normalement, l'institution accepte de financer jusqu'à 70 à 80 % des améliorations locatives, mais au cours des derniers mois, j'ai observé du financement à 100 %. Je n'avais jamais vu ça», dit M. DesRochers.

Ce que confirme Michel K. Landry, associé en fusions et acquisitions et financement corporatif chez Deloitte. «On sent que les institutions financières ont plus faim et sont prêtes à prendre plus de risques.» Ce faisant, elles vont probablement augmenter leurs pertes et resserrer leurs critères dans trois ans. Autrement dit, «c'est le meilleur moment pour financer un projet», estime M. Landry.

Même pour les PME

Oui il y a plus de capitaux disponibles dans le marché, mais Ken Brooks rappelle que les institutions financières restent assez prudentes : «Les banques sont très disposées à financer les grandes entreprises, mais à l'égard des PME, elles sont un peu plus craintives, note le premier vice-président d'Ernst & Young. Même pour les PME cependant, il y a longtemps que le climat n'a pas été aussi clément.»

Malheureusement pour elles, les entreprises en démarrage ne peuvent pas profiter de la prodigalité des institutions financières ; les banques ne sont généralement pas très actives dans ce marché qu'elles jugent trop risqué. Et la plus grande disponibilité de fonds dont elles disposent actuellement n'y change rien.

«Le banques ne sont pas prêtes à faire des concessions sur la qualité des projets, mais il y a plus d'ouverture de leur part.»

- Mark Anthony Serri, responsable de l'équipe achat, vente, fusion et financement d'entreprises, pour la grande région de Montréal chez Raymond Chabot Grant Thornton.

TROIS CONSEILS

Établissez un scénario optimiste, un modéré et un pessimiste, conseille Jean DesRochers, de Richter. Gardez l'optimiste pour vous et préparez-vous à expliquer à votre banquier comment vous allez vous en sortir si c'est le scénario pessimiste qui se réalise.

Mettez en valeur votre équipe (mentor, conseillers, avocat, comptable) ; rien ne stresse autant un banquier que de savoir que le succès d'un projet ne repose que sur une seule personne.

Le plan d'affaires, c'est du blabla ; il vous faut aussi un plan financier qui traduise le blabla en chiffres.

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