« Dubaï est la porte d'entrée du Moyen-Orient »

Publié le 20/06/2009 à 00:00

« Dubaï est la porte d'entrée du Moyen-Orient »

Publié le 20/06/2009 à 00:00

Pourquoi les entreprises québécoises devraient-elles s'intéresser à Dubaï ?

Parce que tout y est à faire et que les travailleurs et les entreprises de l'étranger peuvent y jouer un grand rôle, puisque Dubaï ne compte que 1,4 million d'habitants. L'activité est ralentie actuellement à cause de la récession; depuis novembre 2008, les valeurs immobilières ont chuté de 40 %. Mais Abou Dhabi, un émirat voisin, a avancé 20 milliards de dollars américains pour soutenir les projets à Dubaï. Et puis parce que Dubaï est sans doute l'émirat le plus ouvert sur le monde : 80 % de sa population est composée d'immigrants. Dubaï est la porte d'entrée du Moyen-Orient. Une fois qu'on y a fait ses classes, on peut rayonner sur Abou Dhabi et le Qatar.

Quels secteurs d'activité offrent le meilleur potentiel ?

Dubaï n'a pas de pétrole; son économie repose sur l'immobilier et sur le tourisme de luxe. Mais la demande est extraordinaire dans plusieurs domaines. Tout ce qui touche la santé, l'environnement, la culture, l'agroalimentaire et l'éducation est en forte croissance. Des entreprises québécoises comme Bombardier, CAE et SNC-Lavalin font des affaires à Dubaï. Et il y a les marchés voisins d'Abou Dhabi et d'Arabie saoudite, dont l'économie est basée sur le pétrole, et celui du Qatar, un important producteur de gaz. Les émirats commencent à se préparer au jour où ils n'auront plus de pétrole en créant de toutes pièces des industries de remplacement.

Est-ce compliqué de faire des affaires au Moyen-Orient ?

Très. Il faut être persévérant. On ne peut pas faire des affaires à distance, et Dubaï est à 15 heures d'avion de Montréal. Et partout au Moyen-Orient, il faut s'associer à un partenaire local qui détient 51 % des actions, sauf dans les zones franches de Dubaï. Mais ça reste compliqué; les négociations sont longues et les structures d'entreprise, complexes. Il y a beaucoup d'entreprises britanniques ayant un commanditaire arabe et des dirigeants indiens. Trois cultures, et il faut convaincre tout ce monde. Imaginez les négociations ! Moi-même, j'ai dû passer par d'innombrables prises de sang et d'empreintes digitales, des entrevues, etc. Mais ça vaut la peine.

( CV )

Nom : Marie-Josée Primeau

Âge : 41 ans

Fonction : Présidente

Organisation : Conseil des entreprises canadiennes de Dubaï et des Émirats du Nord

Artiste peintre, marathonienne, alpiniste et conférencière, elle est gestionnaire principale de la filiale de la société environnementale Bionest au Moyen-Orient.

dominique.froment@transcontinental.ca

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