Le Dexedrine dope les résultats de Paladin

Publié le 13/12/2008 à 00:00

Le Dexedrine dope les résultats de Paladin

Publié le 13/12/2008 à 00:00

Par D.R.

Laboratoires Paladin (Tor., PLB, 11,49 $) devrait franchir le cap des 100 millions de dollars (M$) de revenus en 2009 grâce à l'acquisition des droits exclusifs de commercialisation au Canada du Dexedrine, un médicament de GlaxoSmithKline.

Le Dexedrine est utilisé pour le traitement des troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité. Il ajoutera 14 M$ au chiffre d'affaires annuel de la pharmaceutique montréalaise. Au cours des 12 derniers mois, Paladin a réalisé des revenus de 77,4 M$.

Grâce à la transaction évaluée à 30 M$, Paladin occupera le troisième rang canadien de cette catégorie de traitement. "Paladin profite du contexte pour cueillir un produit rentable que le fabricant délaisse à cause des coûts élevés de distribution sur le marché canadien", dit Alain Chung, de Claret.

Paladin peut profiter des conditions favorables créées par la crise économique, car elle possède d'abondantes liquidités. Au 30 septembre, son encaisse totalisait 42 M$.

Une cible en hausse

Cette transaction incite Maher Yaghi, de Valeurs Mobilières Desjardins, à faire passer sa cible de 13,95 à 14,40 $, même si le bénéfice par action de Paladin baissera en 2009.

M. Yaghi prévoit que la société dégagera un bénéfice par action de 0,59 $, soit 0,11 $ de moins que ce qu'elle devrait réaliser au cours de l'exercice 2008 qui prend fin ce mois-ci.

Cette diminution est attribuable au fait que Paladin accélère l'amortissement des produits qu'elle acquiert.

Cette transaction aura un effet bénéfique sur le rendement de l'avoir des actionnaires de Paladin, dit M. Yaghi.

Le titre de Paladin se négocie à 19 fois le bénéfice de 0,59 $ prévu par Desjardins pour 2009, comparativement à 10 fois pour l'indice S&P/TSX.

M. Chung croit néanmoins que le titre récompensera l'investisseur patient. "Il pourrait doubler de valeur en cinq ans."

Paladin offre aussi, selon lui, l'occasion de prendre part au développement de l'industrie pharmaceutique canadienne. "Dans le TSX, il n'y a plus de pharmaceutiques au sens strict de la fabrication de médicaments, car la plupart se consacrent à la recherche."

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