Entrepreneuriat : Québec, société distincte

Publié le 21/02/2009 à 00:00

Entrepreneuriat : Québec, société distincte

Publié le 21/02/2009 à 00:00

Par Martin Jolicoeur

L'entrepreneuriat québécois se caractérise par sa jeunesse, souligne Nathaly Riverin, vice-présidente, vigie, recherche et développement, de la Fondation de l'entrepreneurship. "Le Québec Inc. a créé beaucoup d'emplois, mais il n'a pas nécessairement généré beaucoup d'entrepreneurs. Notre tissu entrepreneurial est encore très vert."

Le sondage réalisé par la Fondation de l'entrepreneurship du Québec montre que plus de la moitié (56 %) des entrepreneurs en devenir au Québec en sont à leur première expérience dans les affaires. En Colombie- Britannique et en Alberta, le taux des entrepreneurs inexpérimentés chute à 35 %.

De plus, le sondage révèle que les Québécois sont moins enclins qu'ailleurs au pays à partager la propriété de leur entreprise. Au Québec, 51 % des entrepreneurs se disent propriétaire unique de leur entreprise, comparativement à 37 % en Colombie- Britannique.

"Cette situation est d'autant plus dommage que le partage de propriété permet de gagner en diversité de parcours et de points de vue. Ça pourrait compenser le manque d'expérience", estime Mme Riverin.

Éloge de l'échec

Voilà qui explique peut-être deux autres phénomènes : les Québécois prennent plus de temps pour créer leur entreprise et leurs sociétés survivent moins longtemps. Jusqu'à 20 % des créateurs d'entreprise québécois ont engagé leur démarche il y a plus de cinq ans; c'est le cas de seulement 9 % des entrepreneurs ailleurs au pays.

Par ailleurs, les Québécois auraient peur de l'échec, selon Kenneth Morse, directeur du Département d'entrepreneuriat du Massachusetts Institute of Technology, à Boston. "Un dicton taïwanais dit que l'échec est la mère de tous les succès. Le Québec devrait apprendre non seulement à tolérer les échecs de ses entrepreneurs, mais je dirais même à les célébrer !"

Une opinion partagée par Mario Girard, pdg de la Fondation de l'entrepreneurship : "On n'encourage pas nos entrepreneurs, on stigmatise leurs échecs. Dès que quelqu'un rate son coup, on le traite de loser plutôt que de l'encourager à recommencer."

martin.jolicoeur@transcontinental.ca

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