Amener les mécanos aux commandes

Publié le 03/09/2011 à 00:00

Amener les mécanos aux commandes

Publié le 03/09/2011 à 00:00

SNC-Lavalin transforme des mécaniciens en chefs d'équipe dans ses centrales thermiques en Algérie grâce à la formation professionnelle.

"Dans notre domaine, il n'existe pas d'école qui prépare au management. Notre rapprochement avec le Centre de formation professionnelle de Lachine est un mariage naturel, car il contribue à combler cette carence", dit Alain Koessler, vice-président principal, exploitation et entretien chez SNC-Lavalin Construction.

M. Koessler chapeaute un domaine très particulier : il est responsable de l'entretien et de l'exploitation de centrales thermiques en Algérie. Et il a besoin de mécaniciens de premier ordre ayant la capacité de gérer des équipes de travail.

"Les mécaniciens de machines fixes pouvant assurer l'entretien de chaudières et de turbines tout en étant en mesure de progresser vers des postes d'encadrement dans un pays éloigné comme l'Algérie ne courent pas les rues", dit-il.

En plus de posséder des compétences techniques rares, il faut parler français et être prêt à partir au moins trois ans. "Nous voulons que nos candidats puissent devenir des chefs d'équipe et monter tous les échelons jusqu'à la direction de l'exploitation de centrales", insiste M. Koessler.

Le Centre de formation professionnelle (CFP) de Lachine est parvenu à répondre aux besoins de la société québécoise d'ingénierie et de construction en ajoutant à son programme de formation en mécanique de machines fixes un module spécifique de formation sur les turbines à gaz. "C'est la base théorique dont nos candidats ont besoin", dit M. Koessler.

Jusqu'ici, trois diplômés du CFP de Lachine ont été recrutés par SNC-Lavalin Construction. "C'est très satisfaisant, puisque nous n'avons que cinq expatriés sur place, en Algérie."

Ces employés sont appelés à exercer des fonctions d'encadrement auprès d'une centaine de personnes. "Afin de s'imposer, ils doivent avoir une forme d'autorité naturelle. Le fait d'être solidement formé sur le plan technique contribue à développer ce type d'autorité", estime M. Koessler.

Stages à l'étranger

D'une durée de dix-huit mois, le diplôme d'études professionnelles (DEP) en mécanique de machines fixes du CFP de Lachine s'effectue sur un mode d'alternance travail-études. Des périodes fixes de trois mois d'études sont suivies d'un mois en milieu de travail. Des stages ont lieu dans quatre entreprises différentes. Il peut s'agir de stages à l'étranger... comme dans les centrales algériennes exploitées par SNC-Lavalin. C'est d'ailleurs un des moyens favorisés par l'entreprise pour développer sa relève.

CONDITION DE SUCCÈS

Pour que le programme de formation technique colle aux besoins de l'entreprise, l'institution d'enseignement a su prendre les devants. Un professeur du Centre de formation professionnelle de Lachine s'est rendu en Algérie pour se familiariser avec le fonctionnement d'une des centrales thermiques de l'entreprise. "Nous avons eu la chance de pouvoir échanger sur les contenus techniques de la formation. Cette complémentarité a contribué à créer des contenus pertinents et correspondant à nos besoins", précise Alain Koessler.

"Nous voulons que nos candidats puissent devenir des chefs d'équipe et qu'ils montent tous les échelons jusqu'à la direction de l'exploitation de centrales."

- Alain Koessler, de SNC-Lavalin

À suivre dans cette section


image

DevOps - Québec

Mercredi 26 février


image

Usine 4.0 – Québec

Mercredi 18 mars


image

Expérience citoyen

Mercredi 01 avril


image

Objectif Nord

Mardi 07 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 22 avril


image

CONNEXION

Jeudi 07 mai


image

Gestion agile

Mercredi 27 mai

À la une

Bourse: à Wall Street, le Dow Jones plonge de 3%

Mis à jour à 17:26 | LesAffaires.com et AFP

REVUE DES MARCHÉS. Les acteurs du marché s’alarment devant la propagation à grande échelle de l’épidémie.

Titres en action: MTY, Air Canada, WSP Global...

06:47 | AFP et La Presse Canadienne

Voici une sélection d'annonces qui ont fait (ou vont faire) bouger les cours de ces entreprises.

Mines: le Québec de moins en moins attractif

Ottawa et Québec «ne sont pas parvenus à proposer un climat attractif pour les investisseurs», déplore l'AMQ.