«Nous allons former des intrapreneurs au sein des entreprises familiales» - Olivier de Richoufftz, président, Business Families Foundation


Édition du 16 Janvier 2016

«Nous allons former des intrapreneurs au sein des entreprises familiales» - Olivier de Richoufftz, président, Business Families Foundation


Édition du 16 Janvier 2016

Par Olivier Schmouker

« Nous prévoyons lancer la première cohorte en janvier 2017 », explique Olivier de Richoufftz.

La Business Families Foundation, un organisme à but non lucratif montréalais ayant pour mission de soutenir l'essor des entreprises familiales, s'apprête à lancer un programme de formation destiné aux intrapreneurs. À savoir ceux qui sont appelés à prendre bientôt les rênes d'une entreprise familiale, qu'ils en soient les héritiers légitimes ou les employés les plus engagés. C'est qu'il y a péril en la demeure, explique le président de la fondation, Olivier de Richoufftz.

LES AFFAIRES - Pourquoi lancer aujourd'hui un programme de formation destiné à former la relève des entreprises familiales ? Par exemple, est-ce que ça signifie que les MBA ne servent pas à grand-chose ?

OLIVIER DE RICHOUFFTZ - Notre objectif avec le programme «Initiative Intrapreneuriale» n'est pas d'entrer en concurrence avec d'autres programmes de formation existants, mais de combler un manque précis. Les entreprises familiales sont les poumons de l'économie canadienne - elles représentent 60 % du produit intérieur brut du pays -, et il leur faut trouver un nouveau souffle, alors que les propriétaires actuels, pour la plupart des baby-boomers, s'apprêtent à céder les rênes sans trop savoir à qui les confier. Doivent-ils tout remettre à leurs héritiers, à la génération montante ? À l'un de leurs meilleurs employés ? Ou plutôt vendre ? Le dilemme est déchirant pour les propriétaires. D'où notre idée de les accompagner dans ce cheminement, en misant sur l'intrapreneuriat.

L.A. - Qu'entendez-vous, au juste, par intrapreneuriat ?

O. D. R. - Un intrapreneur est un employé - héritier ou pas - qui a à coeur de mener à bien une initiative personnelle ou collective au sein de l'entreprise, en harmonie avec le développement de celle-ci. En l'occurrence, nous souhaitons soutenir ceux qui ont pour projet d'assumer la relève, en les formant de manière innovante en ce sens.

L.A. - De manière innovante ?

O. D. R. - Oui. L'Initiative va former en parallèle les intrapreneurs et les propriétaires, afin que tous apprennent à bien passer le relais. Le programme, d'une durée de 12 semaines, consiste en des rencontres avec des coachs et en des cours en ligne, à l'image de ce que fait déjà la Harvard Business School avec son programme HBX Live : les participants se connectent tous en ligne avec le professeur qui, lui, se trouve dans un studio de télévision ; si bien que chacun peut suivre le cours et, même, interagir en direct.

L.A. - À quand la première cohorte ?

O. D. R. - Nous prévoyons mettre en place une cohorte pilote l'automne prochain et lancer la première cohorte en janvier 2017. Les détails sont encore à peaufiner, mais nous bénéficions d'ores et déjà de l'appui de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). D'ailleurs, le programme sera tenu dans l'Espace CDPQ, à la Place Ville Marie, au centre-ville de Montréal, un lieu qui vise à dynamiser l'entrepreneuriat québécois.

Suivez Olivier Schmouker sur Twitter @OSchmouker

À la une

TotalEnergies étudie une cotation en actions à New York

13:06 | AFP

Mais pas une «cotation principale», selon le PDG du groupe pétrolier français Patrick Pouyanné.

Les bonnes (et moins bonnes) raisons de démissionner

EXPERTE INVITÉE. Avant de démissionner, il est recommandé d’en parler avec les bonnes personnes

Malade, vaut-il mieux rester chez soi ou aller au bureau?

MAUDITE JOB! «L'autre jour, j'étais malade comme un chien. Je suis quand même allé au bureau. Ai-je eu raison ou tort?»