Le nouvel Alexandre Taillefer

Publié le 14/10/2015 à 11:13

Le nouvel Alexandre Taillefer

Publié le 14/10/2015 à 11:13

Par Les Affaires

Il est entrepreneur, philanthrope et investisseur. Il veut innover dans des secteurs difficiles. Et il fait face au risque en toute sérénité. Extrait du grand portrait d’Alexandre Taillefer, signé Julien Brault.

Lisez le portrait complet d’Alexandre Taillefer

Sa plus grande ambition n'a rien à voir avec son compte en banque ni même avec l'électrification des transports. Il semble avoir un oeil sur la politique, et ses derniers investissements, y compris celui qu'il a fait dans le journal Voir, semblent prendre tout leur sens quand on les regarde sous l'angle de ses ambitions politiques.

Sur la question de Voir, M. Taillefer maintient qu'il y voit une occasion d'affaires en raison du succès de la boutique Voir, mais ses arguments sociaux sont plus convaincants que ses arguments économiques. De son propre aveu, Voir ne perd pas d'argent, mais n'en fait pas non plus. Avec des revenus annuels de 3 M$, dont 800 000 $ découlent des ventes publicitaires, l'entreprise est loin de l'époque où elle générait 25 M$ de recettes publicitaires. «Si on n'avait pas la boutique Voir, ce serait déjà fini. L'idée, c'est de créer une relation tripartite gagnante entre un annonceur, un média et un lecteur, et d'éviter que nos annonceurs n'envoient leur argent à des géants étrangers comme Facebook, Google et Groupon.»

François-Xavier Souvay, pdg de Lumenpulse, a été témoin de l'évolution des aspirations d'Alexandre Taillefer, qui a investi dans son entreprise avant son entrée en Bourse. «Quand tu es investisseur, tu mises sur la profitabilité, mais ce n'est pas la seule chose qui te motive quand tu te lèves le matin. Ultimement, tu veux avoir un impact positif. Je pense qu'il en est à cette étape la dans sa vie. On l'a vu évoluer au fil du temps et je ne serais pas surpris qu'il se lance un jour en politique.»

D'ailleurs, si M. Taillefer participe à l'émission Dans l'oeil du dragon, ce n'est pas pour les occasions d'affaires, mais pour faire la promotion de l'entrepreneuriat au Québec. «Le développement du Québec va passer par l'entrepreneuriat, souligne-t-il. À ce titre, je pense que les émissions comme les Dragons ont un rôle à jouer. Par exemple, grâce à l'émission Les Chefs, le nombre d'inscriptions à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec a explosé. C'est important d'avoir des chefs, mais avoir des entrepreneurs, c'est bien plus important.»

Avec Alexandre et les conquérants, la nouvelle émission de la chaîne Explora dont il est la vedette, il souhaite aller plus loin et montrer au public qu'il ne suffit pas de présenter une idée à des investisseurs pour bâtir une entreprise. Dans cette série, l'entrepreneur accompagnera trois start-ups pendant neuf mois. Alexandre Taillefer ne cache pas que la notoriété qu'il a acquise à la télé l'aide à faire avancer son projet de taxis : «Ma participation aux Dragons nous a certainement aidés dans le dossier du taxi, parce que ça te donne de la crédibilité. C'est sûr que c'est une crédibilité qui est montée par les médias, mais si tu es capable de l'utiliser à bon escient, pourquoi pas.»

L'entrepreneur en série considère que la notoriété est aussi un atout en politique, une arène qui l'attire beaucoup : «Aujourd'hui, j'ai 10 ans devant moi, car on vient de clôturer le deuxième fonds et c'est un fonds de 10 ans, lance-t-il. Ensuite, est-ce que je vais créer un nouveau fonds ou aller changer le monde dans un rôle politique ? On verra, mais c'est une chose à laquelle je pense beaucoup.»

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