La traduction dans le quotidien des entreprises qui exportent

Publié le 21/05/2011 à 00:00, mis à jour le 18/10/2013 à 12:42

La traduction dans le quotidien des entreprises qui exportent

Publié le 21/05/2011 à 00:00, mis à jour le 18/10/2013 à 12:42

Par Claudine Hébert

Allemand, polonais, russe... Le site Internet du Groupe Anderson, un fabricant d'équipement agricole et forestier, est traduit dans toutes ces langues, en plus de l'anglais bien sûr. Coût de l'exercice de traduction : 5 000 $. " Un très bon investissement ", affirme Patrice Desrochers, vice-président de l'entreprise, qui a fait appel à des traducteurs en Pologne, en Allemagne et en Russie pour traduire la documentation sur son entreprise.


En moins d'un an, les ventes en Europe de l'Est de ce fabricant de Chesterville, tout près de Victoriaville, ont grimpé en flèche et atteint 3 millions de dollars (M$). Le Groupe Anderson a même dû embaucher deux distributeurs en Russie afin de répondre à la demande croissante de ses consessionnaires.


Dans la plupart des pays européens ou asiatiques, l'usage de l'anglais suffit pour communiquer avec les clients. Mais pas toujours. " J'ai constaté lors de mes voyages que ce n'était pas le cas en Europe de l'Est, où notre clientèle est principalement composée de fermiers. En traduisant notre site Internet dans leur langue, nous pouvons rejoindre plus efficacement les consommateurs ", explique M. Desrochers. Il a d'ailleurs reçu de nombreux commentaires favorables de la part de clients polonais qui disent apprécier la qualité de la traduction. Une façon de se démarquer de la concurrence, qui a rarement droit à cette attention.


Traduire en néerlandais à partir du Texas


Un service de traduction commence également à voir le jour chez Premier Tech, à Rivière-du-Loup. L'entreprise, spécialisée dans l'exploitation de la tourbe ainsi que dans le développement d'équipement industriel et de technologies environnementales, a embauché l'an dernier un traducteur pour ses brochures, fiches techniques et documents d'entreprise, dont le nombre va croissant.


Premier Tech doit en outre faire traduire ses documents en italien, en allemand et, depuis qu'elle a acquis l'hollandaise Bag Treatment, en 2009, en néerlandais.


Ces derniers besoins ne justifient pas l'embauche de personnel pour le moment. " Les services d'un cabinet de traduction de Montréal, pour l'italien et l'allemand, et d'un cabinet à Houston, au Texas - qui a remporté l'appel d'offres pour la traduction en néerlandais - suffisent à nos besoins ", dit Mme Maurais.


Traduire à l'interne


Chez Olympus NDT, anciennement RD Tech, de Québec, la croissance des exportations s'est traduite par la création d'un service de traduction. En fait, ce service existait déjà avant que la PME spécialisée dans la fabrication de solutions qui inspectent et scannent les métaux soit rachetée par Olympus, en 2005. La transaction a eu pour effet de tripler les effectifs, à 10 personnes. Des traducteurs pour l'allemand, le mandarin et le japonais se sont ajoutés à l'équipe de traducteurs pour le français et l'anglais.


" Notre équipe de traduction est responsable de l'ensemble des besoins de traduction provenant de la maison-mère, à Boston, et des trois autres usines satellites d'Olympus NDT, aux États-Unis ", explique Marijo Labadie, coordonnatrice du programme Lean, chez Olympus.


De l'avis de Mme Labadie, la présence à l'interne de cette équipe constitue un avantage indéniable pour l'entreprise de 320 employés. Les traducteurs travaillent en étroite collaboration avec les différents employés pour valider la terminologie employée dans les documents très techniques.


Les immigrants à la rescousse


Chez STP Rotomachinerie, une entreprise de Sherbrooke qui conçoit des machines et des moules pour la fabrication de produits en plastique, la direction a trouvé une solution originale pour répondre à ses besoins ponctuels de traduction en russe, allemand ou espagnol : elle fait affaire avec le Service d'aide aux Néo- Canadiens, de Sherbrooke.


L'organisme compte plus de 80 traducteurs et interprètes, des immigrants capables de converser dans plus de 30 langues. " Ce ne sont pas des professionnels en titre, admet Michel Truax, directeur des ventes de STP, mais leur connaissance de la langue suffit amplement pour combler nos besoins. Et nos clients apprécient cette marque de respect. "

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