Femmes aux commandes: Six vérités sur les femmes en milieu de travail


Édition du 14 Juin 2014

Femmes aux commandes: Six vérités sur les femmes en milieu de travail


Édition du 14 Juin 2014

Par Premium

Éthique: Ce n'est pas bien

Oseriez-vous confier un projet de moindre importance à un subordonné talentueux, puis dénoncer ses erreurs pour empêcher qu'on ne l'admire trop ?

Des dilemmes éthiques comme celui-là ont été soumis à la réflexion de 65 femmes et 38 hommes recrutés par l'intermédiaire du service Mechanical Turk d'Amazon. Les femmes étaient beaucoup plus indignées que les hommes par ces décisions moralement contestables - qu'elles ont également jugées moins rentables - dans cette petite mais non moins dérangeante expérience menée par Jessica Kennedy de la Wharton School et Laura Kray de la Haas School of Business.

Hauts potentiels: Qui décroche les meilleurs emplois ?

Les missions qui favorisent l'avancement vont plus souvent aux hommes qu'aux femmes : c'est ce que révèle une étude menée récemment par Catalyst auprès de 1 660 diplômés d'écoles de commerce sur la nature des projets confiés aux employés à haut potentiel. En moyenne, les hommes disposaient d'un budget deux fois supérieur et d'un personnel trois fois supérieur par rapport aux femmes, dans le cadre des projets qui leur étaient attribués. Seulement 22 % des femmes, par rapport à 30 % des hommes, disposaient d'un budget de plus de 10 millions de dollars, et seulement 46 % des femmes, par rapport à 56 % des hommes, étaient investies de la responsabilité des résultats financiers. Qui plus est, plus du tiers des hommes, mais seulement le quart des femmes, ont indiqué que leur emploi leur valait beaucoup d'attention de la part de la haute direction.

SOURCE : « GOOD INTENTIONS, IMPERFECT EXECUTION ? WOMEN GET FEWER OF THE "HOT JOBS" NEEDED TO ADVANCE », PAR CHRISTINE SILVA, NANCY M. CARTER ET ANNA BENINGER, CATALYST, 2012.

Conciliation travail-famille: Pourquoi les femmes renoncent à leur carrière

Les femmes à haut potentiel qui renoncent à leur carrière pour s'occuper de leur famille ne le font pas de gaité de coeur : c'est la conclusion qu'a tirée Pamela Stone, professeur au Hunter College, d'une étude menée auprès de 54 femmes très performantes, recrutées le plus souvent parmi les anciennes étudiantes de quatre collèges et universités de prestige. Ces femmes ont fait carrière pendant onze ans en moyenne ; 60 % d'entre elles ont travaillé bien après la naissance de leur deuxième enfant. Aucune n'a été poussée vers la sortie. Pas moins de 90 % sont parties, non pas pour s'occuper de leur famille, mais à cause de problèmes d'ordre professionnel - sentiment de frustration persistant et trop longues heures de travail, pour l'essentiel. Les deux tiers de celles qui sont parties ont essayé le travail à temps partiel, qu'elles ont finalement jugé problématique : si elles trouvaient les semaines longues auparavant, le temps partiel revenait souvent à travailler 40 heures en étant rémunérée pour 20 heures. Mais ce qui les a incitées encore davantage à quitter définitivement la vie active, c'est l'incapacité de travailler à temps partiel sans être marginalisées.

11 000 $ - L'écart de salaire à l'embauche entre les mères et les femmes sans enfant

60 % - 60 % des femmes travaillaient bien après la naissance de leur deuxième enfant

SOURCE : « OPTING OUT : CHALLENGING STEREOTYPES AND CREATING REAL OPTIONS FOR WOMEN IN THE PROFESSIONS », PAR PAMELA STONE, RESEARCH SYMPOSIUM « GENDER & WORK : CHALLENGING CONVENTIONAL WISDOM », HARVARD BUSINESS SCHOOL, 2013.

90 % - 90 % ont décroché à cause de problèmes au travail

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