10 choses à savoir lundi

Publié le 18/09/2017 à 08:27

10 choses à savoir lundi

Publié le 18/09/2017 à 08:27

Par Yannick Clérouin et Alain McKenna

Point 5: Imaginez que le Silo numéro 5 du Vieux-Port de Montréal ressemble à ça. (Photo: Zeitz Museum)

Attirer le talent par l'estomac, comment faire tomber IKEA, une idée pour le silo numéro 5 et 7 autres nouvelles qui méritent votre attention en ce lundi 18 septembre.

1- Pourquoi hausser les salaires pour attirer le talent? Il suffit de le nourrir. On en entend parler de plus en plus, il y a rareté dans la main-d’œuvre talentueuse dans plusieurs secteurs de l’économie québécoise. La province n’est pas seule à connaître cette pénurie, qu’on anticipait depuis plusieurs années. Heureusement pour les employeurs cherchant un moyen original d’attirer les professionnels les plus talentueux, diverses solutions semblent faire leurs preuves ailleurs sur la planète. Ainsi, au-delà des bons salaires et des espaces de travail conviviaux, le meilleur moyen d’attirer le talent serait de le nourrir gratuitement. C’est du moins ce qui se produit actuellement dans la Silicon Valley, où la chaîne CNBC explique qu’en moyenne, les entreprises dépensent entre 5 et 8 dollars US par employé par jour, afin de fournir des collations gratuites en tout genre. «De tous mes rôles comme employé, le plus difficile a toujours été de commander à manger : où appeler, quoi commander, quelle quantité…», résume Arram Sabeti, ex-cadre chez Twitch, maintenant PDG du service de traiteur ZeroCrater, qui profite manifestement de cette tendance. «Les collations sont devenues un avantage social que les employés veulent de plus en plus», conclut-il.

2- Cette start-up a trouvé comment faire tomber IKEA. Le géant suédois du meuble pas cher semble bien protégé des menaces commerciales du moment comme Amazon. Mais c’était peut-être avant l’avènement de Campaign Furniture, une jeune entreprise californienne qui a peut-être trouvé la faille dans le modèle d’affaires du géant scandinave. Alors que ce dernier emballe tous ses produits afin de minimiser la taille des emballages, Campaign les conçoit afin d’en faciliter le transport et l’assemblage. On peut même transporter un de ses sofas dans le métro sans gêne! Et aucun outil n’est requis pour l’assemblage, qui ne demande que quelques minutes, une fraction du temps nécessaire pour un meuble IKEA équivalent. «Les génies du design ne proviennent pas du monde du mobilier», estime Jeff Sewell, fondateur de Campaign, sur Digital Trends. «Ils sont attirés par Apple, Boeing, Lockheed Martin.» Reste à voir si sa gamme s’élargira prochainement : pour le moment, on ne trouve qu’une chaise, un sofa et une causeuse, vendus à un prix variant entre 600 et 1200 $US.


3- Bientôt, ce sont les restaurants qui vont vous googler. Tout le monde connait Yelp. L’application d’appréciation des restaurants permet de comparer la qualité des restos, de leur service et de leur cuisine, afin de faire le bon choix. Or, préparez-vous, car la tendance inverse s’en vient : les restaurants qui affichent régulièrement complet pourraient bientôt visiter vos profils Facebook et Linkedin, puis aller sur Google afin de déterminer si vous êtes dignes de manger à leur table. C’est ce qu’ont commencé à faire les établissements les plus en vue de Manhattan, où les mégadonnées permettent aux restaurateurs de savoir qui est le client idéal. Celui-ci mange rapidement, commande les gros plats et le vin le plus cher, etc. Il existe même une application pour faciliter cette tâche, a découvert Le Figaro : Upserve identifie les 100 meilleurs clients d’un restaurant, selon ce qu’ils dépensent, afin de les inciter à revenir plus souvent. Alors, préparez-vous à avoir vous aussi une note sur cinq étoiles sur votre comportement au resto…

4- Acheter Netflix permettrait à Disney de s’affranchir de… Netflix. Le géant américain du divertissement familial est aux prises avec deux problèmes qui pourraient être réglés d’un seul coup. D’abord, il doit trouver un nouveau PDG pour remplacer Bob Iger, maintenant que l’aspirant au poste, Tom Staggs, a raté sa chance. Ce n’est pas la premère fois qu’Iger, nommé PDG en 2005, essaie de s’en aller… Ensuite, l’auditoire de Disney, qui regarde ses films, ses séries télé ainsi que du sport, via sa filiale ESPN, s’effrite. Les gens optent pour des services en ligne à la Netflix, chose constatée par Disney, qui a déjà annoncé son intention de lancer deux services à la demande sous peu, dont un pour le sport en direct. Mais bâtir de tels services à partir de rien semble tout un défi. Alors, la solution? Pourquoi ne pas allonger les 76 milliards $US nécessaires pour acheter Netflix, tout simplement? C’est la suggestion que fait Andy Serwer, rédacteur en chef de Yahoo Finance. «Pas besoin de se risquer à lancer un nouveau service. Et ça amènerait son PDG Reed Hastings chez Disney, qui pourrait ainsi avoir fait la meilleure acquisition de son histoire.» À méditer.

5- Imaginez si le Silo numéro 5 du Vieux-Port de Montréal ressemblait à ça. La métropole québécoise n’est pas la seule prise avec des vestiges d’une autre époque dans ses installations portuaires. À Cape Town aussi, on avait un très vieux silo à grain qui ne servait plus à rien. Alors on l’a transformé en musée, et le résultat est épatant. Création de l’architecte britannique Thomas Heatherwick, le bâtiment sud-africain est devenu le plus grand espace d’exposition d’art du continent. Le Musée d’art contemporain africain Zeitz compte 80 galeries, aménagées à travers la structure datant des années 1920. «C’est devenu de l’archéologie, on désirait excaver sans complètement éliminer les formes tubulaires», résume le designer, au site DeZeen. Il y a de quoi inspirer l'architecte Pierre Thibault, qui souhaiterait transformer le silo numéro 5 à Montréal en complexe hôtelier…

silo

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6- Wall Street devrait connaître un début de séance positif lundi. Les investisseurs n'ayant plus de grand motif d'inquiétude. L'événement de la semaine pour les marchés était surtout la réunion de deux jours de la banque centrale américaine qui débute mardi. Dans notre revue boursière complète, il est également question de Marchés GoodFood, de Paramount Resources et de la Banque Scotia.

7- Tesla à Québec : «Faut qu’on se parle». Le projet de loi 104 que Québec souhaiterait adopter rapidement afin d’accélérer le virage électrique dans le secteur automobile n’est pas encore totalement rédigé, mais déjà, les constructeurs sont anxieux. Certains ne voient pas comment ils pourront respecter tout seuil minimal de ventes de véhicules sans émission polluante. D’autres, comme Tesla, veulent s’assurer que les bons véhicules soient récompenses. C’est pour ça que le constructeur californien, le seul dans l’industrie à n’offrir que des véhicules électriques, s’est inscrit au registre des lobbyistes, la semaine dernière. Il affirme vouloir s’assurer que les méthodes de calcul pour déterminer l’autonomie et le niveau d’émissions, entre autres, soient appropriées. «Tesla concentre ses efforts sur ces dispositions qui devraient aboutir à une mise à disposition de plus de véhicules zéro émission destinés aux consommateurs québécois», explique le constructeur dans son inscription au registre, raconte Le Devoir. Ça va dans le sens de ce que souhaite Québec, qui désire voir 100000 véhicules électriques sur les routes d’ici 2020, comparativement à 15000, à l’heure actuelle.

8- Pourquoi jouer à Mario Kart sur console quand on peut y jouer pour vrai? Situé à Dottignies, en Belgique, Battlekart est une piste de go-kart qui a été entièrement conçue autour du jeu vidéo Mario Kart, de Nintendo. Sauf qu’au lieu de prendre un contrôleur de jeu vidéo en mains, on prend place dans un kart électrique, on appuie sur le champignon, et on laisse la réalité augmentée faire le reste. Au programme, des missiles, des turbos, et quoi encore… Et ça semble marcher : l’entreprise explique au quotidien belge L’Écho avoir attiré plus de 40000 joueurs en deux ans. Alors, lors de votre prochain séjour en Belgique, vous savez quoi faire pour amuser les enfants, petits et grands…


9- D’ici 2050, toute la viande mangée au Québec poussera dans les arbres. «La nourriture du futur sera toujours la viande, mais ce ne sera pas de la viande tirée d’abattoirs industriels», explique Bruce Friedrich, directeur principal du Good Food Institute, qui crée de la viande à partir de plantes, au World Economic Forum. «Cette viande sera produite à partir de plantes, dans des laboratoires, loin des fermiers et des abattoirs.» Contrairement à ce qu’on peut imaginer, ce ne sont pas que les pays en développement qui se satisferont d’un ersatz de la vraie chair, au contraire : selon l’entrepreneur américain, les pays les plus avancés remplaceront eux aussi la majeure partie, sinon la totalité de leur viande par une viande artificielle, au plus tard d’ici 2050. La transition se fera à mesure que l’urbanisation d’amplifiera, estime-t-on. Produire de la viande de cette façon et intégrer des insectes et des algues à l’alimentation va aider à soutenir une population qui atteindra 10 milliards d’humains, dans 30 ans. Ça réduira d’autant les émissions de gaz polluants. Et ça plaira à tous, assure Ido Savir, qui produit du poulet de culture... certifié kosher et halal!

10- Ce salon de coiffure est allumé. Très littéralement : pour défriser le cheveu rebelle de ses clients, ce coiffeur égyptien a adopté une méthode très particulière, et fort spectaculaire : les mettre en feu. Ça peut sembler dangereux, mais tout le monde dans cette vidéo est parfaitement calme, et le résultat, assure Mohamed Hanafy, est plus réussi et plus durable qu’avec une technique traditionnelle. Ce qui ne manque pas d’inspirer d’autres salons de coiffure, dit-on, au point où on commence à parler de nouvelle mode. Alors, à quand votre prochaine coupe flambée?


Sources: CNBC, DeZeen, Digital Trends, L'Écho, Le Devoir, Le Figaro, Les Affaires, WEForum.org, Yahoo Finance, Youtube.

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NDLR: L'article des «10 Choses à savoir» reste un exercice de revue de presse. Les avis et opinions qui y sont rapportés ne reflètent pas nécessairement ceux et celles de la rédaction de Les Affaires.

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